Le variant Delta instille le doute dans l'esprit des analystes en juillet

Alors que l'optimisme des analystes suisses avait atteint un pic en mai, l'indice CS CFA a baissé en juillet. Le baromètre retrouve plus ou moins son niveau d'avant la deuxième vague de coronavirus.

Keystone
Les craintes autour de l'inquiétant variant Delta du Sras-Cov-2 n'ont toutefois pas encore provoqué de correction de la même ampleur que la recrudescence des contaminations à cette époque.

L'appréciation des analystes pour les perspectives à court terme de l'économie helvétique a pris un nouveau coup de rabot au mois de juillet, selon l'indicateur idoine compilé par The CFA Society Switzerland et Credit Suisse.

Après avoir atteint un zénith en mai à plus de 70 points, l'indice CS CFA avait entamé un mouvement de repli en juin à 51,3% et s'inscrit désormais à 48,2 points, détaille l'édition mensuelle du sondage diffusée mercredi. Le baromètre retrouve ainsi peu ou prou son niveau d'il y a un an, avant le déferlement de la seconde vague pandémique, relèvent les auteurs de l'étude.

Les craintes autour de l'inquiétant variant Delta du Sras-Cov-2 n'ont toutefois pas encore provoqué de correction de la même ampleur que la recrudescence des contaminations à cette époque.

La chute de confiance est plus marquée encore pour les économies du pays de l'oncle Sam ou de la zone euro, les pronostics pour les Etats-Unis ayant notamment dégringolé de 30 points.


Les derniers préavis de déflation ont désormais disparu des prévisions d'inflation, qui s'établissent en moyenne à 0,97% pour l'année en cours et à 0,96% pour la suivante.

Nonobstant le regain de prudence, la situation sur le front de l'emploi en Suisse doit toujours enregistrer une embellie. Les anticipations de croissance pour le produit intérieur brut (PIB) en 2021 ont, elles, été relevée à 2,88%, contre 2,64% au dernier pointage en avril et celles pour 2022 à 2,29% contre 2,22%.

Les derniers préavis de déflation ont désormais disparu des prévisions d'inflation, qui s'établissent en moyenne à 0,97% pour l'année en cours et à 0,96% pour la suivante.

Une proportion croissante de sondés estime par ailleurs que le vif renchérissement aux Etats-Unis, qui faisait ces derniers temps craindre une normalisation prochaine de la généreuse politique monétaire menée par la Réserve fédérale (Fed), a désormais déjà franchi son point culminant. (AWP)

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