Nouveau pic d'optimisme en mai auprès des analystes financiers

Les craintes inflationnistes ont peu d'effet sur l'optimisme des analystes financiers. Leur appréciation de la situation conjoncturelle en Suisse reste très favorable, selon le sondage de Credit Suisse et CFA.

Keystone
La Banque nationale suisse (BNS) devrait conserver ses taux directeurs inchangés au moins jusqu'en mars prochain.

L'indice CS-CFA a atteint un nouveau pic historique en mai, progressant de 3,9 points à 72,2 points, selon les indications fournies mercredi. Le mois précédent, un record avait déjà été inscrit, à 68,3 points.

Pour la première fois en quatorze mois, l'ensemble des sondés considèrent la situation économique en Suisse comme bonne, précise le communiqué de presse. Les six prochains mois devraient être marqués par une amélioration de la conjoncture et sur le marché du travail, affirmeraient-ils de manière unanime. Ainsi, pas un seul analyste interrogé ne craint une détérioration liée à une mutation du coronavirus ou aux goulets d'étranglement causés par la crise pandémique.

Augmentation des taux d'inflation peu probable

Cet optimisme n'est aucunement affecté par les perspectives de renchérissement, qui ont passablement troublé les marchés financiers ces dernières semaines. Il est peu probable que les taux d'inflation n'augmentent au cours des six prochains mois, ce qui devrait dissuader les banques de relever leurs taux d'intérêt, anticipent les sondés. La plupart des établissements prévoient d'ailleurs une évolution latérale dans ce domaine, rappelle le communiqué.

Le ralentissement des achats de dettes par les banques centrales pourrait changer la donne, mais ne représente pas un danger imminent. La Banque nationale suisse (BNS) devrait conserver ses taux directeurs inchangés au moins jusqu'en mars prochain.

A court terme, les marchés des actions devraient continuer à grimper, bien que la proportion des analystes prévoyant une stagnation ou une baisse des cours ait augmenté. La dette souveraine et les obligations d'entreprises suisses demeurent les classes d'actifs les plus onéreuses, après les fonds immobiliers et l'immobilier résidentiel, selon l'étude. (ATS)

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