Bourse Zurich: le SMI au-dessus des 12.600 points pour débuter la semaine

La Bourse suisse a entamé la semaine du bon pied. Le SMI a terminé en hausse de 0,86% à 12.633,21 points, avec un plus haut à 12.657,57 et un plus bas à 12.547,01 points.

Keystone
Le podium du jour se compose de Richemont (+3,6%), Schindler (+3,3%) et Lonza (+2,7%).

Le SMI des valeurs vedettes a ouvert en vert et s'est installé au-dessus de la barre des 12.600 points en début d'après-midi. En l'absence de Wall Street, fermé pour cause de jour férié (Martin Luther King Day), les marchés ont profité de données macroéconomiques chinoises positives. En Suisse, Credit Suisse a retenu l'attention après l'annonce de la démission de son président.

La Chine a annoncé un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 8,1% l'année dernière. Il s'agit de son rythme le plus rapide depuis 2012. Pékin s'était fixé pour 2021 l'objectif d'une croissance de 6%. La politique du «zéro Covid», qui consiste à tout faire pour limiter au maximum la survenue de nouveaux cas, a permis d'endiguer rapidement l'épidémie en 2020.

Mais elle s'accompagne d'un coût social et économique élevé. Le secteur des services (loisirs, tourisme, hôtellerie-restauration, transports...) n'a ainsi toujours pas retrouvé son niveau prépandémie.

Chez LBPAM, Sebastian Paris Horovitz pointe le «vent favorable venant de Chine», où «des signaux pour soutenir la croissance», ont été donnés par les autorités.

Le SMI a terminé en hausse de 0,86% à 12.633,21 points, avec un plus haut à 12.657,57 et un plus bas à 12.547,01 points. Le SLI a gagné 0,93% à 2025,39 points et le SPI 0,92% à 16.029,12 points. Sur les 30 valeurs vedettes, quatre seulement ont reculé, toutes les autres progressé.

Credit Suisse (-2,3%) a terminé à la dernière place, derrière Partners Group (-0,5%), Swisscom (-0,3%) et Logitech (-0,2%).

António Horta-Osório n'aura tenu que huit petits mois à la présidence de Credit Suisse. Après avoir contrevenu à plusieurs reprises aux règles de quarantaines mises en place pour lutter contre le coronavirus, il a démissionné. Il est remplacé avec effet immédiat par Axel Lehmann, récemment arrivé comme administrateur. Le numéro deux bancaire helvétique mise ainsi sur un pur produit de la place financière zurichoise pour faire oublier le passage éclair du Portugais à la tête du conseil d'administration.

UBS (+0,9%) et Julius Baer (+1,1%) ont pour leur part suivi la tendance positive du jour.

Le podium du jour se compose de Richemont (+3,6%), Schindler (+3,3%) et Lonza (+2,7%).

Richemont, tout comme Swatch (+2,2%) a profité des données macroéconomiques chinoises. Le Genevois dévoilera par ailleurs ses recettes au troisième trimestre de son exercice décalé 2021/22 mercredi. Les analystes tablent sur une croissance organique de 18% des ventes, à 5,03 milliards d'euros.

Morgan Stanley a relevé à «overweight» de «equal weight» sa recommandation pour le bon Schindler ainsi que l'objectif de cours. L'analyste atteste un potentiel de hausse de près de 20% au titre du fabricant lucernois d'ascenseurs et escaliers mécaniques.

Dans le camp des poids lourds, Nestlé (+0,9%) précède Roche (+0,6%) et Novartis (+0,2%).

Sur le marché élargi, Stadler Rail (+5,7%) a décroché ce que le constructeur de matériel ferroviaire thurgovien dépeint que le plus gros contrat de son histoire et pouvant porter sur un maximum de 504 rames versatiles et 4 milliards d'euros. La commande a été passée par un consortium d'entreprises allemandes et autrichiennes.

Lindt&Sprüngli (nominative: -0,2%, bon de participation: stable) fera le point mardi sur ses recettes 2021. Les analystes s'attendent à un total de 4,6 milliards de francs pour une croissance organique de 13,3%. Le groupe n'ayant pas donné de nouvelles sur la marche de ses affaires depuis juillet dernier, le potentiel de surprise est relativement élevé, selon les experts. (AWP)

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