Bourse suisse: les indices terminent dans le vert, le SMI plombé par Roche

Le SMI a fini en hausse de 0,10% à 11'553,66 points, avec un plus haut à 11'568,60 points et un plus bas à 11'408,96 points. Le SLI a gagné 1,01% à 1786,42 points et le SPI 0,28% à 14'841,26 points.

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La Bourse suisse a terminé sur une note positive mercredi. Le SMI a été plombé par Roche qui fortement pesé sur l'indice vedette. Ce dernier s'est toutefois repris dans le sillage de Wall Street et a fini de peu dans le vert et au-dessus de la barre symbolique des 11'500 points.


A New York, Wall Street gagnait du terrain en matinée après une ouverture négative. L'inflation américaine a commencé à ralentir en avril, les prix de l'essence reculant après avoir flambé en mars à cause de la guerre en Ukraine, mais elle reste très élevée, affectant la popularité de Joe Biden. Sur un an, le renchérissement s'est établi à 8,3%, contre 8,5% en mars, selon l'indice des prix à la consommation (CPI).

Les investisseurs s'attendaient à mieux (8,1%) et l'inflation dite sous-jacente, qui exclut les prix de l'énergie et de l'alimentation, accélère encore sur un mois à 0,6%, contre 0,3% en mars, d'autant plus qu'"il y a des signes que d'autres secteurs contribuent à la hausse" des prix, a commenté Neil Wilson, analyste de Markets.com.




En Chine, l'inflation a fortement accéléré en avril à 2,1%, la politique zéro Covid du régime de Pékin perturbant fortement les chaînes d'approvisionnement. Quant aux ventes de voitures, elles sont sans surprise au plus bas depuis deux ans.

En Allemagne, le renchérissement a atteint en avril le niveau record de 7,4% sur un an, poussé par les prix de l'énergie et les tensions sur les chaînes d'approvisionnement.

De son côté, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a indiqué que l'institut d'émission pourrait commencer à relever ses taux d'intérêt dès le mois de juillet, alors que la zone euro est confrontée à une flambée de l'inflation.




Le SMI a fini en hausse de 0,10% à 11'553,66 points, avec un plus haut à 11'568,60 points et un plus bas à 11'408,96 points. Le SLI a gagné 1,01% à 1786,42 points et le SPI 0,28% à 14'841,26 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 25 ont progressé et cinq reculé.

Roche (-6,9%) a fortement pesé sur l'indice. Le géant pharmaceutique a essuyé un revers dans l'étude de phase III Skyscraper-01.

Une combinaison de produits était étudiée pour le traitement du cancer du poumon non à petites cellules. Elle a échoué à atteindre son co-critère d'évaluation primaire, qui était la survie sans progression de la maladie. L'autre critère, la survie d'ensemble, était "immature" et l'étude doit continuer jusqu'à une prochaine analyse.


Nestlé (+1,5%) et Novartis (+1,0%) ont par contre soutenu l'indice.

Alcon (+9,2%) a fini sur la plus haute marche du podium, devant les valeurs du luxe Swatch (+5,6%) et Richemont (+5,4%).

Le géant des soins oculaires a maintenu le cap sur la croissance au premier trimestre de l'année. La multinationale genevo-texane a engrangé sur le partiel un chiffre d'affaires de 2,2 milliards de dollars, en hausse de 14% ou de 18% à taux de change constants.

"Nous sommes parvenus à compenser l'inflation au travers d'une combinaison d'optimisations internes, d'adaptations tarifaires et de renégociations de contrats", a indiqué en téléconférence mercredi le directeur financier Timothy Stonesifer.




SGS (+0,9%) a annoncé l'acquisition du français Aiex, renforçant ainsi son portefeuille de services dans le secteur de l'énergie nucléaire.

Swiss Life (+0,6%) a affiché une nette progression de ses revenus des frais et commissions au 1er trimestre. Le volume de primes par contre n'a que marginalement rebondi, au terme de deux trimestres de contraction. La direction n'a pas fait de prévision chiffrée pour 2022 et s'est dit satisfaite du "bon début" pour la nouvelle feuille de route à l'horizon 2024.

Les bancaires Julius Bär (+2,6%), UBS (+2,1%) et Credit Suisse (+1,6%) ont toutes gagné du terrain. Berenberg a réduit à "hold" de "buy" la recommandation pour la banque aux deux voiles et a aussi raboté l'objectif de cours.

Sur le marché élargi, Montana Aerospace (+2,1%) a annoncé la réorganisation de sa direction et le départ de son directeur général Markus Nolte le 30 juin.

Idorsia (+2,6%) a regagné du terrain après avoir reculé la veille suite à un échec clinique pour un médicament contre les troubles alimentaires.

Le constructeur de trains et de tramways Stadler Rail (-1,6%) a conclu un contrat dont le montant n'est pas précisé avec Chemnitzer Verkehrs-AG pour la révision du châssis des tramways urbains. (AWP)


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