Les marchés des actions entre bons résultats d'entreprises et une Fed attentiste

La Bourse de Londres a pris 0,29%, Francfort 0,33% et Milan 0,70%, toutes portées par de bons résultats. La Bourse de New York est restée en ordre dispersé

Keystone

Portées par de bons résultats, les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, en meilleure forme que Wall Street restée en ordre dispersé entre bons résultats d'entreprises et position attentiste de la Banque centrale américaine (Fed).

La Bourse de Londres a pris 0,29%, Francfort 0,33% et Milan 0,70%, toutes aidées par des publications trimestrielles globalement bien orientées, mais c'est surtout Paris qui a enregistré la meilleure performance (+1,18%). A Zurich, le SMI a gagné 0,43%.

"Le secteur du luxe est tiré par Kering et le secteur de l'aéronautique par l'américain Boeing", qui est repassé dans le vert après six trimestres de pertes, "donc la tendance en Europe est soutenue par ces poids lourds des indices", explique Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France.

En demi-teinte, la Bourse de New York est restée en ordre dispersé.

L'indice Dow Jones a lâché 0,36%. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a progressé de 0,70%. L'indice élargi S&P 500 est resté quasiment stable (-0,02%).

La réaction du marché vis-à-vis de la réunion monétaire de la Fed a été ambivalente alors que la Banque centrale américaine n'a pas évoqué de calendrier pour un repli de son soutien monétaire.

Le message essentiel de la Fed a été de signaler que la réduction des achats d'actifs" et donc du soutien monétaire de la Banque centrale "n'est pas imminent", a commenté Joe Manimbo de Western Union.

L'institution a en effet répété qu'elle voulait que l'économie soit tirée d'affaire avant d'agir.

"La Fed veut encore voir bien plus de progrès dans l'économie et prend une position attentiste vu les risques qui pèsent sur l'activité, comme la résurgence du virus", a encore commenté Joe Manimbo.

Sur le marché obligataire, les taux d'emprunt, qui ont un peu grimpé juste après la publication du communiqué de la Fed, ont finalement fait quasiment du surplace, terminant à 1,2327% au lieu de 1,2411% la veille.

Côté indicateurs, la hausse de l'inflation au Canada s'est poursuivie en juin, s'établissant à 3,1% sur un an, une augmentation toutefois moins importante qu'en mai.

La tech au centre de l'action

Aux Etats-Unis, les trois géants du numérique Apple (-1,22% à 144,98 dollars), Alphabet (-0,30% à 2.727,63 dollars) et Microsoft (+0,11% à 286,22 dollars), ont publié des comptes de résultats qui dépassent les attentes des analystes.

A Paris, Capgemini a gagné 3,77% à 177,55 euros, fort d'un chiffre d'affaires en hausse et du relèvement de sa prévision de croissance sur 2021.

Atos a perdu pour sa part 3,18% à 39,93 euros. Le groupe a enregistré une perte nette de 129 millions d'euros au premier semestre 2021.

Le luxe au beau fixe

Après son concurrent LVMH (+2,78% à 688,20 euros) la veille, l'autre géant français du luxe Kering a fait état "d'excellentes performances au premier semestre", ses ventes et son bénéfice net dépassant le niveau d'avant pandémie, notamment grâce à Gucci. Le titre est monté de 3,64% à 757,80 euros à Paris.

Dans leur sillage, Hermes a pris 2,01% à 1.295,50 euros et à Zurich, Richemont est montée de 1,13% à 115,85 francs suisses.

Boeing décolle

Le constructeur aéronautique américain Boeing (+4,18% à 231,57 dollars) est repassé dans le vert au deuxième trimestre après avoir perdu de l'argent pendant six trimestres de suite.

Dans son sillage, Airbus a pris 2,65% à 115,30 euros, à Paris.

Le tourisme britannique optimiste

Le secteur touristique a grimpé grâce à la décision du Royaume-Uni d'exempter de quarantaine les voyageurs complètement vaccinés contre le Covid-19 dans l'UE (hors France) et aux Etats-Unis. Le groupe IAG (British Airways) a pris 3,76% à 181,92 pence et la compagnie aérienne britannique EasyJet 4,64% à 888,80 pence.

BAT toussote

A Londres, le cigarettier BAT a reculé de 1,16% à 2.738,50 pence. Ses revenus restent encore très dépendants du tabac traditionnel qui est en perte de vitesse, mais son activité progresse fortement dans le vapotage et la cigarette électronique.

Deutsche Bank recule

La banque allemande a perdu 1,13% à 10,50 euros. Elle a relevé ses prévisions de recettes à l'horizon 2022, mais ses recettes dans la banque d'investissement sont en baisse.

Du côté du pétrole, du bitcoin et de l'euro

Les cours du pétrole se maintenaient en petite hausse. Les réserves commerciales de pétrole brut aux Etats-Unis ont enregistré une baisse plus importante que prévu durant la semaine dernière.

Vers 16H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre prenait 0,44% à 74,81 dollars à Londres par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril de WTI pour le même mois progressait de 0,88% à 72,28 dollars.

Dans le même temps, le dollar faiblissait face à l'euro (-0,21% à 1,1842 dollar pour un euro) après une Fed qui attend encore des progrès de l'économie américaine avant de retirer son soutien.

Le bitcoin titillait la barre des 40.000 dollars (+4,68% à 39.800 dollars). (awp)

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