Le SMI se redresse sur la fin et repasse les 11.400 points

Le SMI a terminé sur un recul minime de 0,01% à 11.404,77 points. Le SLI a abandonné 0,07% à 1772,48 points et le SPI 0,18% à 14'624,27 points.

KEYSTONE
Sur les 30 valeurs vedettes, 22 ont reculé et huit avancé.

La Bourse suisse a terminé sur une note légèrement négative mercredi. Après la forte progression du début de l'année, la prudence est à nouveau de mise pour les investisseurs. En Suisse, la saison des résultats s'est poursuivie avec les chiffres de Givaudan et Lonza pour les «blue chips».

A New York, Wall Street reculait en matinée. Les investisseurs redoutent les résultats des géants américains de la technologie après la déception causée par ceux de Microsoft, selon des courtiers.

«Après avoir commencé l'année dans un état d'esprit très optimiste», les investisseurs se raidissent avec «les bénéfices qui dressent un tableau plus réaliste des perspectives pour cette année», a commenté Craig Erlam, analyste d'Oanda.

Le SMI a terminé sur un recul minime de 0,01% à 11.404,77 points, avec un plus bas à 11.327,93 points et un plus haut à 11.396,63 points. Le SLI a abandonné 0,07% à 1772,48 points et le SPI 0,18% à 14'624,27 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 22 ont reculé et huit avancé. Le podium se compose de Lonza (+7,5%), Holcim (+0,4%) et Novartis (+0,3%). 

Lonza (-0,5%) a engrangé l'an dernier un chiffre d'affaires de 6,22 milliards de francs, en hausse de 15,1% hors effets de changes. La marge opérationnelle brute (Ebitda) ajustée a progressé de 1,3 point de pourcentage à 32,1%, pour un excédent afférent de pratiquement 2 milliards. Le bénéfice net a bondi de près de 80% à 1,22 milliard, ce qui permet au groupe de gâter ses actionnaires avec une hausse de son dividende et l'annonce d'un programme de rachat d'actions.

Barclays a abaissé l'objectif de cours de Roche et augmenté celui de Novartis, avec recommandations respectives à «overweight» et «underweight». Les chiffres du 4e trimestre des deux géants bâlois ne devraient pas réserver de grosse surprise, selon l'analyste. Au vu du contexte macroéconomique, l'industrie pharmaceutique devrait une nouvelle fois surperformer à la faveur de ses qualités défensives.

Givaudan (+0,1%) a dégagé un chiffre d'affaires en hausse de 6,5% à 7,1 milliards de francs l'an dernier (+5,3% sur base comparable). Le bénéfice opérationnel brut (Ebitda) est resté quasi-stable à 1,48 milliard de francs, mais la marge afférente s'est détériorée à 20,7%, contre 22,2% un an auparavant. Le bénéfice net s'est établi à 856 millions en 2022, en progression de 4,2%. Le conseil d'administration proposera le paiement d'un dividende de 67 francs, une amélioration d'un franc en comparaison annuelle.

Sonova (-2,9% à 227,20 francs) a fini lanterne rouge, derrière Credit Suisse (-2,8%) et Logitech (-2,5%).

Jefferies a rétrogradé Sonova d'un coup à «underperform» de «buy» et sabré l'objectif de cours à 200 de 340 francs. Si l'analyste reste optimiste pour les facteurs structurels à long terme, il se montre plus prudent en ce qui concerne l'expansion du marché en 2023.

UBS (-0,6%) et Julius Bär (-0,1%) ont également reculé.

Au lendemain des chiffres trimestriels de Logitech, Goldman Sachs a abaissé l'objectif de cours et confirmé «buy». Les chiffres se sont révélés conformes à l'avertissement de mi-janvier a noté l'analyste qui a relevé le fait que le fabricant de périphériques informatiques a maintenu ses prévisions de chiffre d'affaires et de résultat opérationnel (Ebit non GAAP) pour 2022/23.

A la veille de ses résultats, SGS (-0,6%) n'a pas échappé à la tendance. Les analystes du consensus AWP tablent sur un chiffre d'affaires 2022 de 6,72 milliards de francs et un bénéfice net de 601 millions de francs.

Sur le marché élargi, GAM (-6,2%) a lancé un avertissement sur résultats et s'attend à avoir bouclé 2022 sur une lourde perte.

Landis+Gyr (-10,3%) révise en partie ses objectifs pour les exercices 2022/23 et 2023/24. Pour l'exercice encore en cours, le fabricant zougois de compteurs électriques revoit son attente en matière de flux de trésorerie disponible à un montant entre 0 et -30 millions de dollars, contre une fourchette de 30 à 60 millions jusqu'alors.

Le fabricant de machines textiles Rieter (-11,7%) a fortement reculé après l'annonce du départ de son directeur général et l'arrivée de Thomas Oetterli dès mars à ce poste. En 2022, les recettes ont crû de 56% à 1,51 milliard de francs, tandis que les entrées de commandes ont plongé de moitié à 1,15 milliard.

Emmi (+1,2%) a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 4 milliards de francs l'an dernier.

Landis+Gyr (-10,5%) révise en partie ses objectifs pour les exercices 2022/23 et 2023/24. Pour l'exercice encore en cours, le fabricant zougois de compteurs électriques revoit son attente en matière de flux de trésorerie disponible (free cash flow) à un montant entre 0 et -30 millions de dollars, contre une fourchette de 30 à 60 millions jusqu'alors.

Très demandé, Mikron (+11,9%) a bouclé 2022 sur un chiffre d'affaires en hausse et un niveau de commandes record, ainsi qu'une nette amélioration de sa rentabilité opérationnelle. (AWP)

Commentaires