La Bourse de Zurich s'inscrit confortablement dans le vert en attendant la Fed

La Bourse suisse a poursuivi son rebond mercredi, alors que les marchés étaient dans l'attente des décisions de la Réserve fédérale américaine dans la soirée. Le SMI a terminé en hausse de 1,28% à 12.098,26 points.

Keystone

Le SMI a évolué dans le vert durant toute la séance mercredi et il est parvenu à repasser au-dessus de la barre symbolique des 12.100 points, niveau qu'il n'est juste pas parvenu à défendre en clôture.

A New York, Wall Street progressait nettement en matinée, dans l'attente elle aussi de la Fed.

Les marchés ont été nerveux depuis le début de l'année et particulièrement ces deux dernières semaines, craignant que la Fed ne soit plus stricte qu'anticipé dans ses tours de vis monétaires. Les tensions géopolitiques sur l'Ukraine ont pesé aussi sur l'humeur des investisseurs.

Le SMI a terminé en hausse de 1,28% à 12.098,26 points, avec un plus haut à 12.162,21 points et un plus bas à 12.042,45 points. Le SLI a gagné 1,53% à 1938,35 points et le SPI 1,30% à 15.351,47 points.

Sur les 30 valeurs vedettes, seules Swisscom (-0,7%) et Lonza (-0,3%) ont perdu du terrain.

Le sous-traitant de l'industrie pharmaceutique, délesté de ses activités dans la chimie, a affiché une performance mitigée l'an passé. Si les revenus du bâlois, qui produit notamment le vaccin contre le Covid-19 de Moderna, ont bondi, le bénéfice net a fléchi de 7,5% à 677 millions de francs. Hors effets particuliers, la rentabilité opérationnelle de base a nettement progressé.

De l'autre côté, Logitech (+6,0%) a fini sur la plus haute marche du podium, suivi par Credit Suisse (+4,6%) et la volatile AMS Osram (+4,0%).

Le fabricant de périphériques et accessoires informatiques avait fait état mardi de résultats trimestriels probants. Ce mercredi, plusieurs analystes ont revu leur copie, tous abaissant l'objectif de cours. L'analyste du Credit Suisse par exemple a estimé que les résultats constituent une bonne surprise et notamment relevé que le programme de rachat d'actions de 1 milliard de dollars et le dividende constituent des arguments en faveur du titre. A court terme, il faut prendre en compte les risques de hausse du dollar suite aux hausses de taux que la Fed devrait annoncer.

La banque aux deux voiles avait été ballotée la veille après un nouvel avertissement sur résultats. Trois analystes ont raboté leur objectif de cours pour l'action, les recommandations divergeant entre «underweight» et «buy». L'analyste de Barclays notamment a réduit ses estimations de bénéfice avant impôts de 4-6% après l'avertissement sur résultats. Il a aussi abaissé ses prévisions pour la banque d'affaires, l'activité de gestion de fortune et la collecte d'argent. De nouveaux coups de rabot risquent d'être nécessaires, a-t-il averti.

Les deux autres bancaires UBS (+2,5%) et Julius Baer (+2,0%) ont aussi fini dans la première moitié du classement.

Les poids lourds Novartis (+1,2%), Roche (+0,8%) et Nestlé (+0,2%) ne sont pas ressorti du lot.

Les valeurs du luxe Richemont (+3,9%) et Swatch (+2,6%) ont encore profité des bons résultats publiés la veille par le géant biennois. Trois analystes ont commenté les chiffres de Swatch: deux ont augmenté l'objectif de cours, un l'a réduit et les trois recommandent le titre à l'achat («overweight» ou «buy»).

Geberit (+0,5%) n'a pas trop souffert d'un abaissement de son objectif de cours par Goldman Sachs, qui campe sur la recommandation «sell». Selon l'analyste, la demande observée en 2020 et au premier semestre 2021 continue de faiblir et le groupe est aussi confronté à la pénurie de main d'oeuvre chez les installateurs sanitaires. Les coûts liés à l'énergie, au marketing et à l'informatique devraient augmenter en 2022.

Sur le marché élargi, le transformateur de fèves de cacao Barry Callebaut (-1,6%) a fait état de résultats meilleurs qu'attendu au premier trimestre de son exercice décalé 2021/22. A la faveur de la reprise économique, le groupe zurichois a dépassé son niveau d'avant la crise en termes de volumes et réaffirme ses objectifs stratégiques.

Le transformateur laitier Emmi (stable) a enregistré l'an dernier une hausse de son chiffre d'affaires, grâce notamment à des acquisitions et aux marchés étrangers. Le groupe lucernois a par ailleurs confirmé ses objectifs au niveau de la rentabilité.

Art Basel (groupe MCH, +2,9%), a été retenu pour succéder à la Fiac (foire internationale d'art contemporain) à Paris, a annoncé le Grand Palais.

Le fabricant de machines-outils Mikron (+3,5%) a retrouvé des couleurs l'année dernière, après un exercice 2020 plombé par la pandémie de coronavirus. La croissance concerne aussi bien les entrées de commandes que les recettes. La direction s'attend à retrouver les chiffres noirs.

Le constructeur de machines textile Rieter (+6,3%) a profité l'année dernière d'un rebond de la demande. Cela lui a permis de garnir son carnet de commandes et d'enregistrer une forte hausse des recettes, de 248% à 2,23 milliards de francs. (AWP)

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