Des associations professionnelles réclament la fin des mesures contre le Covid-19

Malgré le nombre élevé de cas de coronavirus, l'Usam, les fitness, GastroSuisse et des politiciens de droite estiment que le certificat, l'obligation de télétravail et les quarantaines ne servent plus à rien.

Keystone
Le Conseil fédéral a décidé mercredi dernier d'étendre l'obligation de télétravail et les quarantaines jusqu'à fin février.

L'Usam, les centres sportifs, GastroSuisse et des politiciens de droite ont à nouveau réclamé mardi la fin des mesures contre le Covid-19. Malgré le nombre élevé de cas, ils estiment que le certificat, l'obligation de télétravail et les quarantaines ne servent plus à rien.

"De nombreuses branches ainsi que la population souffrent énormément", a lancé lors d'une conférence de presse à Berne Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers (Usam), la faîtière des PME. Le fait que le Conseil fédéral ait prolongé le régime du certificat, l'obligation de télétravail, les quarantaines et l'isolement est "sans commune mesure."

Chaque entreprise qui le pouvait a depuis longtemps pris des mesures individuelles en matière de télétravail. Mais dans certaines branches, cela n'est juste pas possible, a rappelé M. Bigler. Cette mesure doit donc être levée sans tarder.

Et chaque employé qui n'est pas à sa place de travail ne mange plus à sa pause de midi dans le restaurant du coin, a poursuivi le président de l'Usam. Près de 70% des restaurants sont actuellement déficitaires.

Dans la restauration justement, le certificat ne sert plus à rien, "il n'empêche plus les contaminations puisque les gens se contaminent, et ce partout, avec ou sans certificat", a dit son président Casimir Platzer. La situation a changé avec Omicron. Il faut abolir ce certificat, d'autres pays l'ont fait, comme la Grande-Bretagne.

On ne peut plus constater une surcharge du système de santé
Daniela Schneeberger, conseillère nationale PLR

Les fitness souffrent

Près de 10 à 12% des établissements sportifs ont fait faillite ou ont été repris par des grandes chaînes, a rappelé de son côté Claude Ammann, président de la Fédération suisse des fitness et centres de santé. Des pertes de 40 à 60% sur les chiffres d'affaires sont constatées sur les deux dernières années, mettant en danger de nombreuses entreprises.

Le port du masque, actuellement obligatoire, peut de plus être mauvais pour la santé lors d'efforts physiques. Même l'OMS l'a reconnu, a plaidé Claude Ammann.

L'industrie des foires et des expositions souffre aussi, a relaté Christoph Kamber, président d'Expo Event, faîtière de la branche. Désormais, les dommages causés par une prolongation des mesures sont bien plus graves que les bénéfices. Les branches concernées doivent être indemnisées rapidement et de la manière la moins bureaucratique possible par le programme de cas de rigueur 2022.

"On ne peut plus constater une surcharge du système de santé", a enchaîné la conseillère nationale Daniela Schneeberger (PLR/ZH). Le nombre de patients Covid dans les unités de soins intensifs a nettement diminué et continuera de baisser. On n'y trouve guère de patients qui doivent être traités pour une contamination par le variant dominant Omicron, fait-elle valoir.

Fin février, fin mars

Le Conseil fédéral a décidé mercredi dernier d'étendre l'obligation de télétravail et les quarantaines jusqu'à fin février. Les cantons et l'économie avaient réclamé avec insistance de raccourcir la durée de ces mesures.

Le certificat obligatoire a lui pour l'instant été prolongé jusqu'à fin mars. Dans la presse du week-end, le ministre de la santé Alain Berset a laissé entendre qu'il touchait peut-être à sa fin. (AWP)

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