La Bourse suisse clôture dans le rouge après une séance en dents de scie

Le SMI a reculé de 0,45% à 10'429,40 points, plus bas à 10'380,48 points et plus haut à 10'450,62 points. Le SLI a cédé 0,20% à 1588,81 points et le SPI 0,23% à 13'380,41 points. .

Le podium du jour se compose de Geberit (+2,0%), VAT et Sika (chacun +1,7%) et Straumann (+1,6%).

La Bourse suisse a terminé dans le rouge mercredi, au terme d'une séance en dents de scie qui a vu le SMI osciller autour de la barre symbolique des 10'400 points. Les investisseurs sont restés prudents alors qu'on attendait, en soirée, les décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed) et celles, jeudi, de la Banque nationale suisse (BNS) et de la Banque d'Angleterre (BoE).

La plupart des acteurs du marché anticipent tant de la part de la Fed que de la BNS un relèvement des taux directeurs d'au moins 75 points de base (pb).

Pour Craig Erlam, d'Oanda, il n'y a pratiquement aucun doute que les principales banques centrales du monde vont relever leurs taux ces prochains jours. Même la Banque du Japon pourrait être tentée de faire un petit geste pour gérer la courbe des rendements, ce qui semble cependant peu probable au vu des récentes déclarations de responsables de l'institut japonais.

A New York, Wall Street gagnait du terrain en matinée, dans l'espoir que le marché a déjà intégré la majeure partie de ce que devait dévoiler la Fed.

«Depuis le discours (du président de la Fed Jerome) Powell à Jackson Hole» fin août, «le marché se fait peur en anticipant la réunion d'aujourd'hui», a rappelé Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Pour le gérant, plus que la décision sur le taux en lui-même, que le consensus voit remonter de 0,75 point de pourcentage, les investisseurs suivront surtout les projections pour les mois à venir et la tonalité du discours de Jerome Powell.

«Si la Fed montre qu'en 2025, les taux vont être encore restrictifs, c'est-à-dire au-dessus de 3%, les opérateurs de marché vont s'arracher les cheveux, parce que cela va leur enlever ce qui avait alimenté la hausse des marchés au mois de juillet, l'espoir que la Fed allait baisser les taux» dans un délai rapproché, explique le gérant.

Le SMI a terminé en recul de 0,45% à 10'429,40 points, avec un plus bas à 10'380,48 points et un plus haut à 10'450,62 points. Le SLI a cédé 0,20% à 1588,81 points et le SPI 0,23% à 13'380,41 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 19 ont reculé et 11 avancé.

Le podium du jour se compose de Geberit (+2,0%), VAT et Sika (chacun +1,7%) et Straumann (+1,6%).

SGS (+1,1%) avait sensiblement reculé lors des deux premières séances de la semaine, après avoir été remplacée par Sonova (-1,3%, troisième moins bonne performance du jour) au SMI.

Nestlé (+0,02%) a fini quasi stable alors que les deux poids lourds pharmaceutiques Roche (-1,0%) et Novartis (-1,4%, deuxième plus mauvaise performance du jour) ont perdu du terrain.

Dans l'affaire des pizzas Buitoni contaminées par la bactérie Escherichia coli, Nestlé France assure ne pas l'avoir détectée malgré ses contrôles et avoir réagi dès l'alerte donnée par les autorités. Un avocat français réclame 250 millions d'euros de réparations au nom des 55 victimes, mais la filiale française du géant de Vevey a affirmé ne pas avoir reçu d'assignation.

Novartis a annoncé vouloir saisir la Cour suprême aux Etats-Unis pour protéger un brevet sur un dosage de son moteur de ventes Gilenya (fingolimod), dans le sillage d'une décision défavorable rendue en juin par une instance inférieure.

Traité hors-dividende de 3,25 francs, Richemont (-1,6% ou 1,65 franc) a terminé lanterne rouge.

Aux bancaires, Julius Bär (-0,04%) a pris une participation dans le gestionnaire d'actifs chinois Grow Investment Group, basé à Shanghai. L'investissement se compte à deux chiffres «en millions» de dollars.

UBS (-0,1%) a aussi perdu du terrain, alors que Credit Suisse (+0,4%) en a gagné.

La Banque royale du Canada (RBC) a relevé l'objectif de cours de Credit Suisse et confirmé «sector perform». L'analyste anticipe des décisions douloureuses à prendre pour la banque aux deux voiles qui doit à la fois stabiliser ses affaires et regagner la confiance des investisseurs. Il évoque notamment une augmentation de capital, destinée à financer la restructuration mais impliquant une dilution des revenus. Un financement en propre n'est pas exclu, mais nécessiterait nettement plus de temps.

Au niveau du marché élargi, Pierer Mobility (+3,5%) a fait savoir que sa filiale KTM allait se charger de la distribution, de la commercialisation et du suivi de clientèle pour les motos de l'italien MV Agusta aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.

Le gestionnaire de fonds Reade Griffith a acquis une participation minoritaire dans la pharmacie en ligne Zur Rose (+2,3%).

Galenica (+0,2%) a vendu sa filiale Careproduct à SAB Management Holding et à son propriétaire Bruno Sauter, pour un prix de vente non dévoilé.

Basilea (-1,2%) est sur le point d'exécuter un accord sur un prêt garanti de premier rang de 75 millions de francs avec des fonds gérés par Athyrium Capital Management.

Idorsia (-2,2%) a été rétrogradé à «underweight» de «equal weight» par Morgan Stanley qui a aussi abaissé l'objectif de cours à 10 de 15 francs, car le lancement du somnifère Quviviq aux Etats-Unis s'avère moins dynamique qu'espéré. (AWP)

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