Pour Antonio Gambardella, le maillon faible d’une start-up n’est pas sa technologie, mais son équipe

[VIDÉO] Le directeur de la Fongit est l’invité de «Be to B», l’émission réalisée par LFM TV et «L’Agefi».

L’invité: Antonio Gambardella

Sa fonction: Directeur

Son entreprise: Fongit

🔴 Il a pris la tête de la Fongit en 2014 presque par hasard. Antonio Gambardella parlait encore mal le français, mais il maîtrisait le monde du capital-risque, raconte-t-il dans «Be to B». A l’occasion des 30 ans de la Fondation genevoise pour l’innovation technologique, l’Italien retrace les récentes évolutions de cette entité qui accompagne les start-up en leur prodiguant des conseils, mais aussi en prenant des parts dans leur capital.

🔴 «Quand je suis arrivé à la fondation, la Fongit soutenait 25 projets, c’était très petit. Maintenant on en a plus de 140», se réjouit le directeur, satisfait de cette «accélération très importante». Sa chance, avoir investi dans des sociétés comme la biotech Selexis, rachetée en 2017 par l’américain JSR Life Sciences. «Dès qu’il y a une sortie [comme ce rachat], de l’argent revient dans les caisses de la Fongit. Et dans quel but? On est une fondation, cela veut dire que cela nous permet d’investir encore plus. C’est comme ça que nous avons pu accélérer le développement», explique-t-il.

🔴 Pas question cependant pour Antonio Gambardella de ne viser que le gain financier, même s’il assure que le taux de rendement des investissements de la Fongit va «au-delà des 15%». Il préfère mesurer la réussite de son équipe, une vingtaine de personnes basées à Plan-les-Ouates, au taux de survie après cinq ans des entreprises qu’elle encadre. La réponse: «Plus de 80%.» Autre chiffre mis en avant, le nombre d’emplois créés, entre 1400 et 1500 au cours des dix dernières années.

🔴 Au fil des ans, le directeur de la fondation soutenue par le canton de Genève observe une constante dans le facteur de réussite d’un projet: son équipe. «Un projet échoue très rarement en raison d’un problème technique», assure-t-il. Et de conseiller aux entrepreneurs d’anticiper les problèmes humains possibles, comme un divorce lorsque la société est fondée par un couple. Pour les investisseurs privés, une start-up créée par deux époux signifie d’ailleurs un risque supplémentaire qui vaut à leur projet «une valorisation plus basse».

Commentaires

Frédéric Lelièvre