La présidente de la BCV ne voit pas encore la demande de prêts fléchir

[VIDÉO] Eftychia Fischer est l’invitée de «Be to B», l’émission réalisée par LFM TV et «L’Agefi».

Media One

L’invitée: Eftychia Fischer

Sa fonction: Présidente

Son entreprise: Banque cantonale vaudoise

🔴 Ancienne tradeuse, Eftychia Fischer a suivi avec attention le tour de vis monétaire de la Banque nationale du 16 juin. «On s’attendait à ce qu’il se passe quelque chose. Par contre [une hausse du taux de] 50 points de base, c’était étonnant», raconte la présidente de la Banque cantonale vaudoise (BCV) dans «Be to B».

🔴 Après une carrière dans l’opérationnel, Eftychia Fischer a pris des responsabilités dans les conseils d’administration, comme à l’Union bancaire privée. A la tête de la BCV depuis janvier, elle salue l’action de la BNS: «Sortir de cette aberration que sont les taux négatifs ne peut nous faire que du bien.» Elle estime qu’il «va nous falloir une année ou deux d’adaptation pour que l’on puisse répercuter [la hausse de la BNS sur les] nouveaux taux». Et pour le moment, «nous ne voyons pas de fléchissement de la demande pour les prêts. L’économie vaudoise se porte bien», souligne-t-elle.

🔴 Eftychia Fischer n’a jamais acheté un bitcoin. Cependant elle suit «de près l’évolution de ce monde. Mais pour l’instant on n’est pas dedans et on ne recommande pas ce genre d’investissement à nos clients. C’est juste trop risqué.»

🔴 La finance durable occupe aussi la banquière: «Depuis que je suis à la BCV, il n’y a pas eu une séance du conseil d’administration où on [n’en] n’a pas discuté.» Notamment pour surveiller le risque de greenwashing. «On vérifie régulièrement que ce qu’on fait correspond à ce qu’on dit», avance-t-elle. Eftychia Fischer reconnaît toutefois une certaine «cacophonie de ratings, de scores, d’avis, d’association qui émettent ceci et cela. Mais le but est clair et il y a de plus en plus de coordination.» Et chaque année, la situation s’améliore, selon elle.

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Frédéric Lelièvre