Ueli Maurer se montre offensif à New York

FMI. Le conseiller fédéral vante une Suisse robuste, flexible et innovant avant l’assemblée annuelle du fonds

La place financière suisse a besoin d’une présence visible, estime Ueli Maurer. Le conseiller fédéral en charge des finances a vanté gier à New York les atouts helvétiques en la matière à des représentants des milieux politiques, financiers et bancaires.«La Suisse a beaucoup d’atouts entre ses mains. Elle est très bien placée, politiquement stable, profite d’une monnaie propre et d’une économie diversifiée», a expliqué le grand argentier de la Confédération, en préambule à l’assemblée annuell...

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La place financière suisse a besoin d’une présence visible, estime Ueli Maurer. Le conseiller fédéral en charge des finances a vanté gier à New York les atouts helvétiques en la matière à des représentants des milieux politiques, financiers et bancaires.

«La Suisse a beaucoup d’atouts entre ses mains. Elle est très bien placée, politiquement stable, profite d’une monnaie propre et d’une économie diversifiée», a expliqué le grand argentier de la Confédération, en préambule à l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington. «Nous sommes robustes, flexibles et innovants», a ajouté Ueli Maurer pour impressionner davantage ses interlocuteurs. «Tous ces facteurs font la force de la place financière suisse», a-t-il insisté.

Le conseiller fédéral a évoqué la réforme fiscale des entreprises (RIE III) pour démontrer la solidité de la Suisse en tant que lieu d’implantation. Selon le Zurichois, le cheminement législatif de cette loi est déjà parvenu jusqu’aux cercles financiers new-yorkais.

«Les Américains s’intéressent à l’attitude de la Suisse en matière de technologies financières et de monnaie Internet», a souligné Ueli Maurer. Dans ses échanges, ce dernier a dit avoir constaté que la Suisse était prise au sérieux comme acteur mondial et que son marché financier était considéré avec respect.

Le grand argentier a expliqué qu’il importait d’établir des contacts dans la perspective de l’élection d’un nouveau président américain, notamment en cas de problème. «Quand nous regardons les années passées, les relations avec les Etats-Unis ne se sont pas révélées faciles», a-t-il noté.

La rencontre de jeudi à New York constituait une étape sur la route de Washington pour Ueli Maurer. A la tête de la délégation helvétique, le conseiller fédéral doit en effet participer dans la capitale américaine à l’assemblée annuelle du FMI et du Groupe de la Banque mondiale jusqu’à dimanche.

Le Zurichois sera accompagné dans cette tâche par le président de la Banque nationale suisse (BNS) Thomas Jordan. Ils représenteront la Suisse aussi lors de la réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G20, qui se tiendra en ouverture. – (ats)