Bestmile dépose son bilan

L’entreprise vaudoise a lancé une procédure de licenciements collectifs. Elle s’était vite imposée à l’international en s’implantant dans une dizaine de marchés. La pandémie y a mis un coup d'arrêt brutal.

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Raphaël Gindrat et Anne Mellano, les deux fondateurs de Bestmile en 2014.

Basée à Lausanne, la société spécialisée dans les véhicules autonomes va disparaître, révèle Le Temps vendredi. Les 45 emplois seront perdus, une procédure de licenciement collectif a été lancée, a déclaré au quotidien Anne Mellano, cofondatrice de Bestmile.

La société lausannoise développait un programme qui permet de suivre en temps réel des véhicules autonomes et conduits, en optimisant les trajets, les temps d’attente ou encore les croisements. 

Perçue comme un fleuron suisse de l’industrie des véhicules autonomes, Bestmile avait multiplié, ces dernières années, les levées de fonds et les contrats au niveau international. 

Une clientèle à l'arrêt

«Le jour où les voitures autonomes débarqueront sur le marché, Bestmile aura toutes les cartes en mains pour être le leader dans le domaine et devenir une licorne», s’enthousiasmait dans nos colonnes Anne Mellano en août 2020. 

Mais l’entreprise n’a finalement pas réussi à surmonter les effets de la crise. «Elle a tout stoppé, brutalement. Nos clients se sont retrouvés à l’arrêt puisque plus personne ne se déplaçait. Certains ont même fait faillite» , explique la cofondatrice sur le site du Temps. ('AGEFI)

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