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L'économie veut participer à l'effort vaccinal

Par Claudine Amstein

Les entreprises vaudoises sont prêtes à mettre sur pied un service de vaccination contre le Covid-19 dans leurs locaux. Près de 70 d'entre elles ont l'intention de prendre leur part dans cet effort, selon un sondage réalisé par la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) auprès de ses membres. Cela représente un potentiel de 28.000 employés à vacciner. Sur cette base, la CVCI va poursuivre ses échanges avec le Conseil d’Etat vaudois afin d’offrir une capacité supplémentaire dès que les vaccins seront là.

«Seule une vaccination contre le coronavirus à large échelle permettra d'obtenir l'immunité collective»

La démarche volontariste de ces entreprises démontre l’importance d’une collaboration entre les secteurs public et privé pour accélérer le programme vaccinal du canton de Vaud. Car c'est l'une des rares évidences depuis les débuts de la pandémie: seule une vaccination contre le coronavirus à large échelle permettra d'obtenir l'immunité collective, susceptible de ramener la confiance dont la société et les milieux économiques ont tant besoin. 

Les efforts que les entreprises sont prêtes à fournir ne doivent toutefois pas faire oublier le rôle primordial que doivent assumer les autorités dans ce marathon sanitaire. Le rythme des vaccinations n'est pas satisfaisant, même s'il s'accélère. A ce jour, environ 3% de la population a été vaccinée, selon les derniers chiffres fournis par l'administration.

Aussi le Conseil fédéral et les cantons doivent continuer à améliorer la gestion de la vaccination. Le monde de l'économie dans son ensemble attend du gouvernement qu'il mette sur pied un plan coordonné au niveau national. Ce dernier devrait comprendre, entre autres, des objectifs clairs concernant le nombre de vaccins à administrer, la mise à disposition des capacités appropriées et des statistiques quotidiennes sur les infections et les hospitalisations à l'échelle du pays.

Le semi-confinement affecte une économie déjà affaiblie. Avec la fermeture des restaurants et de certains commerces, on peut craindre un écroulement de la consommation privée, qui représente la moitié du produit intérieur brut. C'est en unissant nos forces que nous parviendrons à sortir de cette crise qui, si elle devait durer, porterait un coup extrêmement dommageable à notre économie. Dans ce contexte, je salue l'augmentation des ressources du programme pour les cas de rigueur et le renforcement de l’assurance-chômage décidé la semaine dernière par le Conseil fédéral. Ce signal va dans la bonne direction.

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Claudine Amstein

Directrice Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie

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