Pour la presse, la décision du Conseil fédéral est cohérente

La décision du gouvernement de repousser les mesures d'assouplissement est perçue comme cohérente par les médias au vu de l'évolution de la situation épidémiologique.

Keystone
La NZZ conclut qu'il n'y a pas d'autre solution pour l'instant que de s'accommoder de l'agaçante gestion stop and go.

Le Conseil fédéral a décidé vendredi de repousser les principales mesures d'assouplissement. Bien que frustrante, cette décision était cohérente au vu de la situation épidémiologique, estime la presse.

La Liberté note que le Conseil fédéral veut éviter de perdre le contrôle de la situation alors que la campagne de vaccination, qui commence à porter ses fruits, pourrait être sapée par le virus. Et de conclure que "le revirement annoncé hier est cohérent. Tout comme le sucre accordé à la population dans le cercle privé pour conserver son adhésion.

Le Tages-Anzeiger va dans le même sens. Pour le journal alémanique, aussi douloureuse soit-elle, la retenue du Conseil fédéral est correcte. Il ajoute qu'il est important de procéder avec précaution jusqu'à ce que la campagne de vaccination offre une meilleure protection.

Au vu du nombre de cas, l'approche du Conseil fédéral semble compréhensible, écrit également la NZZ. Et de conclure qu'il n'y a pas d'autre solution pour l'instant que de s'accommoder de l'agaçante gestion stop and go. Ce qui manque, estime le journal, c'est une perspective qui va au-delà de l'espoir anxieux de livraisons de vaccins et la chute miraculeuse du nombre de cas pendant l'été.

Erreur de communication

Le Temps souligne quant à lui que "la population s'est réjouie trop tôt et le Conseil fédéral a parlé trop vite". Et de rappeler que la semaine passée le Conseil fédéral avait lancé "une simple consultation" et que "personne n'avait voulu entendre les bémols émis par Alain Berset sur une éventuelle détérioration de la situation pandémique".

Et le journal de s'interroger: "faut-il présenter à toute la population une consultation pour ensuite ne pas prendre en compte les résultats?" Il est temps que le Conseil fédéral repense sa manière de faire, conclut-il.

Le quotidien relève également qu'Alain Berset était bien seul pour assumer ces annonces. "Guy Parmelin a brillé par son absence", une absence qui constitue le premier faux pas du président Parmelin, estime Le Temps.

Ilot de liberté

Le Blick reconnaît qu'il est compréhensible que la population suisse soit déçue et frustrée mais souligne qu'en comparaison avec les autres pays européens, les Suisses jouissent de plus de libertés.

Le journal se base sur l'Oxford Stringency Index, un indice qui compare les mesures de lutte contre le Covid-19 à l'aide de 18 indicateurs tels que la fermeture des écoles, les restrictions de voyages ou l'obligation du télétravail. Sur une échelle de 0 à 100, la Suisse se situe à 60,2, ce qui en fait un îlot de liberté en Europe, rappelle le Blick. (ATS)

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