Giorgio Pradelli: «Nous avons bien commencé le troisième trimestre et notre pipeline est bon»

Le CEO d’EFG, Giorgio Pradelli, se dit satisfait de la performance de la banque au premier semestre. Si la mise en œuvre du plan stratégique 2022 de la banque se déroule bien, il n’exclut pas un dividende augmenté.

EFG
Giorgio Pradelli dirige EFG depuis 2018.
La banque EFG International a bouclé son premier semestre 2021 sur une note optimiste saluée par les marchés. Le groupe se sépare de certaines activités en France ainsi qu’en Espagne et ferme son booking center de Guernesey. Son directeur général Giorgio Pradelli explique à L’Agefi ce qui lui reste encore à accomplir. Comptez-vous encore simplifier la structure d’EFG ? Le principal est fait mais cela se reflètera dans les chiffres au début 2022. La clôture de la transaction en ...

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La banque EFG International a bouclé son premier semestre 2021 sur une note optimiste saluée par les marchés. Le groupe se sépare de certaines activités en France ainsi qu’en Espagne et ferme son booking center de Guernesey. Son directeur général Giorgio Pradelli explique à L’Agefi ce qui lui reste encore à accomplir. 

Comptez-vous encore simplifier la structure d’EFG ? 

Le principal est fait mais cela se reflètera dans les chiffres au début 2022. La clôture de la transaction en Espagne s’effectuera probablement au premier trimestre de l’année prochaine. 

La cession en Espagne va créer un trou dans vos actifs sous gestion, cela ne vous inquiète pas ? 

Non, pas du tout, nous avons une croissance de 8 à 10 milliards par an et nous allons chercher à les récupérer le plus vite possible. D’une manière générale, nous sommes aussi intéressés par des acquisitions mais on ne peut pas les planifier. 

Vous avez dévoilé des chiffres en baisse en Asie. N’est-ce pas un peu paradoxal dans une des régions les plus dynamiques au monde actuellement ? 

Les clients en Extrême-Orient ont une propension à investir dans des produits avec effet de levier aux crédits. Ce recul est donc dû à ce type d’effet, et principalement à Hong Kong, puisque notre entité à Singapour a de bons résultats. Sans cet effet de levier, nous sommes sinon positifs. Nous sommes en train de recruter des équipes de gestionnaires pour booster notre croissance et se concentrer sur les produits ayant moins d’effet de levier mais tout aussi intéressant pour la clientèle locale. 

Vous prévoyez des produits à forte marge, donc plus risqués ? 

Non, ce sont des produits à forte valeur ajoutée, comme des mandats de gestion discrétionnaire ou encore des mandats de conseil. Nous parlons de produits structurés ou encore des fonds thématiques ou des crédits Lombards. Ce sont au contraire des produits moins risqués. 

Comment analysez-vous la demande croissante en prêts Lombards ? 

Avec les taux actuels, il est normal que les clients prennent un crédit, que ce soit pour l’immobilier ou un portefeuille. C’est un signe de confiance envers les marchés et l’économie. 

Malgré la pandémie, nous avons pu signer notre neuvième trimestre de croissance
Giorgio Pradelli, CEO d'EFG

Comment voyez-vous les prochains mois ? 

Nous avons bien commencé le troisième trimestre et je pense que notre pipeline est bon. Malgré la pandémie, nous avons pu signer notre neuvième trimestre de croissance. Nous visons le long terme avec une croissance durable et profitable. 

Vous avez également bien redressé vos activités en Suisse ces dernières années ? 

Oui, nous avons triplé notre présence en Suisse avec 46 milliards d’actifs sous gestion. Nous voulons être une banque de référence et une marque reconnue dans la banque privée.  

Votre ratio de fonds propres CET1 s’est sensiblement amélioré bien au-delà des exigences mais vous venez de boucler votre programme de rachat de titres. Un retour aux actionnaires sous forme de dividende augmenté est-il envisageable ? 

Nous discutons toujours au sein de la banque de l’utilisation de cet excédent de capital, et cela dépend des préférences des investisseurs. En Europe, on préfère les dividendes plus hauts aux rachats d’actions, contrairement aux Etats-Unis. Sans oublier de possibles acquisitions… Moi, je suis convaincu qu’une bonne société paie de bons dividendes. Mais si nous continuons à générer 100 points de base de ratio de façon organique pendant un semestre, donc 200 points pour l’année, nous pourrions être plus généreux avec notre politique de dividende. 

EFG a aussi très sensiblement amélioré son coefficient d’exploitation. Arrivez-vous au bout de vos efforts ? 

(Rires) Malheureusement, nous avons encore beaucoup à faire. Il y a un équilibre à maintenir. D’une part nous cherchons toujours à investir, d’autre part nous rationnalisons notre réseau et améliorons nos processus. Notre objectif pour 2022 est un cost-income ratio de 75% au moins et nous restons concentrés là-dessus. 

EFG au premier semestre

• Bénéfice net de 106,5 millions de francs

• Afflux nets d’argent de 4,2 milliards

• Actifs sous gestion de 172 milliards

• Cost Income Ratio de 79,6%

Commentaires

Pascal Schmuck