LM Group redresse la tête au premier semestre, mais reste dans le rouge

L'agrégateur d'offres de voyages en ligne a bouclé le premier semestre sur une nouvelle perte, même si cette dernière a pu être réduite de près de moitié.

Keystone
La demande a fortement rebondi en mai et en juin, ce qui s'est traduit par une envolée du volume brut de voyages au deuxième trimestre.

L'agrégateur d'offres de voyages en ligne LM Group (ex-Lastminute.com) est parvenu à profiter du redressement de la demande au cours des derniers mois suite à l'assouplissement des mesures anti-Covid, mais n'en a pas moins bouclé le premier semestre sur une nouvelle perte, même si cette dernière a pu être réduite de près de moitié.

Sur les six premiers mois de 2021, le volume brut de voyages accuse un repli d'un tiers à 461,0 millions d'euros, et le chiffre d'affaires de 39% à 50,2 millions. «Le premier semestre 2021 a encore été marqué par des restrictions strictes sur les voyages qui ont influencé la demande et les performances du groupe jusqu'en avril», a expliqué mercredi le directeur général (CEO) du groupe amstello-tessinois, Andrea Bertoli, cité dans un communiqué.

Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) est revenu en territoire positif, à 1,5 million d'euros, contre une perte de 1,7 million un an plus tôt. Le déficit net s'est résorbé de près de moitié, à 17,7 millions.

Envolée de la demande

La demande a fortement rebondi en mai et en juin, ce qui s'est traduit par une envolée du volume brut de voyages au deuxième trimestre (+270%) à 338,2 millions d'euros, alors que le chiffre d'affaires a plus que triplé, à 37,1 millions. Le mois de juin a même renoué avec le niveau de 2019, avec un bénéfice net de 4 millions, malgré des volumes en baisse.

Les liquidités disponibles à mi-parcours se montaient à 153,6 millions, contre 120,3 millions à la fin du premier trimestre et 133,1 millions un an plus tôt. Le directeur financier (CFO) Sergio Signoretti y voit les fruits des mesures engagées en 2020 pour préserver la trésorerie et diminuer les coûts, citant à titre de comparaison les 110,4 millions enregistrés au bouclement de 2019.

Et d'ajouter que «40% du total des bons distribués pendant la pandémie ont déjà été convertis, ce qui a généré une sortie de fonds limitée par rapport à l'entrée de nouvelles réservations, tout en permettant de vendre des services supplémentaires qui ont généré des revenus additionnels».

Le patron de LM Group s'attend à devoir encore affronter ces prochains temps des conditions de marché difficiles, mais il anticipe une explosion de la demande pour les voyages récréatifs à mesure que les restrictions seront levées. Il ne s'est toutefois pas aventuré sur le terrain des projections chiffrées pour l'ensemble de l'exercice.

Retour à la normale pas avant 2024

«La numérisation et l'innovation offrent d'énormes opportunités de croissance pour la branche des voyages et du tourisme», a déclaré M. Bertoli en téléconférence, ajoutant qu'à la faveur de la pandémie, la clientèle est plus encline que jamais à réserver en ligne.

Dans le segment récréatif, le dirigeant anticipe un redressement complet dès 2022, mais pour l'ensemble du marché, c'est-à-dire y compris les voyages d'affaires, il faudra sans doute attendre 2024 pour renouer avec le niveau de 2019, avant la crise sanitaire.

De son côté, le CFO a expliqué l'amélioration de la rentabilité essentiellement par une optimisation de la base de coûts, qui a rendu l'entreprise plus efficiente.

Les chiffres du jour n'ont pas suscité un enthousiasme débordant. A 12h15, la nominative LM Group s'enrobait de 0,8% à 37,80 francs, surperformant quelque peu la moyenne du marché (SPI), en hausse de 0,33%. (AWP)

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