Holcim se dépêtre pour de bon d’une affaire juridique aux Etats-Unis

Le numéro un mondial des matériaux de construction écarte définitivement une querelle juridique aux USA à propos de Cuba.

Keystone
Né de la de la fusion des deux multinationales en 2015, le géant saint-gallois LafargeHolcim a biffé la première partie de son nom, pour redevenir Holcim ce printemps 2021.

Holcim a définitivement réglé une affaire juridique aux Etats-Unis avec des plaignants autour de l'utilisation de terrains expropriés après la révolution cubaine, a rapporté la SonntagsZeitung. Ce règlement vient confirmer un pré-accord qui avait été annoncé fin mai dernier. 

La querelle portait sur un terrain qui avait été saisi lors de la révolution cubaine et où une cimenterie est exploitée actuellement par Holcim et le gouvernement cubain. Deux douzaines de particuliers et les héritiers d'une personne décédée avaient déposé une plainte en dédommagement à l'automne dernier aux Etats-Unis. En mai, les parties s'étaient entendues pour suspendre ou prolonger les délais afin de trouver un accord définitif. Cet accord est désormais intervenu, mais les détails financiers en restent secrets. 

Selon l'expert John Kavulich, président du US-Cuba Trade and Economic Council, cité en mai par le même journal dominical, cet accord pourrait coûter jusqu'à 160 millions de dollars à Holcim, somme des intérêts courus depuis l'expropriation, du triple du dédommagement exigé et des frais d'avocats. Holcim devrait s'en tirer à bon compte, car la valeur actuelle de marché de l'immeuble exproprié est estimée à 270 millions de dollars, plus frais d'avocats, intérêts et autres coûts. Holcim n'a pas voulu commenter. (AWP)

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