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Article éditorial

Une pilule amère pour Credit Suisse, mais pas uniquement

Ce que la douloureuse transformation de la banque dit aussi de la Suisse. Et de l'importance de la réussite de la nouvelle stratégie.

KEYSTONE
«Credit Suisse n’a pas le droit à l’échec. Tout le pays en subirait les conséquences.»
Nécessaire, la profonde transformation de Credit Suisse annoncée jeudi a tout d’une pilule amère. Elle sera difficile à avaler pour au moins trois raisons.Tout d’abord, les actionnaires actuels subissent une sévère dilution liée à l’inévitable augmentation de capital. Ceux qui détiennent des actions de Credit Suisse depuis longtemps ont pourtant déjà bien souffert. En mai 2007, lorsque Brady Dougan accède au poste de CEO, peu après la fusion avec la banque d’affaires CS First Boston qui a cau...

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