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Article éditorial

Le nouvel ordre du pétrole, en Suisse aussi

L'or noir russe ne sera plus négociable en Europe. Genève va en souffrir, la planète également, mais pas pour les mêmes raisons.

KEYSTONE
«L’Opep+, qui comprend la Russie, s’émancipe de l’influence des Etats-Unis.»
Il n’y a pas si longtemps, Genève se targuait du titre de capitale mondiale du pétrole. Plus de la moitié du brut échangé sur la planète s’y négociait par l’entremise de traders de toutes origines.Cette activité hautement rentable, notamment pour les finances cantonales, était pourtant condamnée. La décarbonation de l’économie pour lutter contre le réchauffement climatique impose de renoncer, à terme, aux énergies fossiles. La guerre en Ukraine aura bien involontairement accéléré le mouvement...

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