Les Verts veulent une protection climatique à l'échelle européenne

"A l'échelle européenne une protection climatique commune est un levier beaucoup plus puissant", a affirmé le conseiller national Balthasar Glätti devant l'assemblée des délégués qui s'est tenue samedi en ligne.

Keystone
L'initiative pro-climat était au coeur de l'assemblée des délégués qui s'est tenue samedi en ligne.

Les Verts veulent relancer la collaboration avec l'Europe pour faire face à la double crise du climat et de la biodiversité. Celle-ci est, à terme, "la véritable crise sanitaire", a estimé le président du parti, Balthasar Glättli, devant l'assemblée des délégués.

Si le variant Omicron et les hôpitaux sous pression se sont invités dans les discours, l'initiative pro-climat était au coeur de l'assemblée des délégués qui s'est tenue samedi en ligne. Balthasar Glättli a réclamé un nouveau pacte Vert, "un Green New Deal, qui protège le climat en produisant différemment l'énergie et qui tourne la page du pétrole".

Un pacte Vert qui ne renforce pas seulement la biodiversité, mais qui se préoccupe aussi des emplois de demain, a souligné M. Glättli. L'initiative pro-climat doit être lancée en partenariat avec le Parti socialiste, s'est-il encore félicité, selon la version écrite de son discours.

Et le conseiller national zurichois de réaffirmer la volonté des Verts de relancer par une autre initiative la collaboration avec l'Union Européenne "là où elle est essentielle". "Chaque pays a le devoir de protéger le climat... mais à l'échelle européenne, une protection climatique commune est un levier beaucoup plus puissant", a-t-il déclaré.

L'intégration européenne "est une chance" de mieux protéger ensemble le climat et la biodiversité à l'échelle mondiale, affirme M. Glättli. Elle doit aussi, selon lui, favoriser la protection des données et la numérisation responsable face aux géants de la technologie.

Vrais défis sanitaires éclipsés

Pour Balthasar Glättli, le Covid-19 éclipse les vrais défis sanitaires: "canicules, sécheresses et érosion de la biodiversité menacent plus fondamentalement la santé publique et bien plus longtemps que n'importe quelle pandémie", a-t-il affirmé aux délégués.

Après les vagues de Covid-19, le président des Verts escompte une phase endémique, "une nouvelle normalité". Mais en matière de réchauffement climatique, attendre n'est pas la stratégie, a-t-il déclaré, reprochant au Conseil fédéral son manque d'anticipation dans la gestion du coronavirus.

Manque de courage

"Si, pour la pandémie, cela marche plus ou moins, pour le climat, cela ne fonctionne pas du tout", a déclaré M. Glättli. Selon lui, la nouvelle mouture de la loi sur le CO2 est "un compromis trouillard ad minima", qui illustre les hésitations désastreuses du gouvernement.

"Nous nous engageons, là où les indécis et les accros du pouvoir au Conseil fédéral n'osent s'aventurer: sur les deux plus gros dossiers que sont l'Europe et le climat", a résumé le Zurichois. "Toutes les décisions que nous ne prenons pas aujourd'hui continueront à avoir un impact sur le réchauffement climatique dans 100 ans", s'est-il inquiété.(AWP)

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