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Covid-19: les restaurants ne rouvriront pas leurs terrasses

Le Conseil fédéral a repoussé vendredi les principales mesures d'assouplissement espérées pour le 22 mars. Seule concession: les Suisses pourront se réunir à dix à la maison.

Keystone
Le ministre de la Santé Alain Berset s'exprime vendredi après-midi sur les dernières décisions du Conseil fédéral.
17h35

Ce qu’il faut retenir des annonces du Conseil fédéral de ce vendredi

Les restaurants ne rouvriront pas leurs terrasses le 22 mars. Le Conseil fédéral a repoussé vendredi les principales mesures d'assouplissement. Seule concession: les Suisses pourront se réunir à dix à la maison. "Nous sommes au début d'une possible troisième vague", a détaillé Alain Berset. Le Conseil fédéral a donc décidé d'avancer à petits pas. Le paquet d'assouplissements, mis en consultation la semaine passée, ne sera pratiquement pas mis en oeuvre. Terrasses, cinémas, théâtres et centres de fitness resteront portes closes. Les critères ne sont pas remplis Trois des quatre critères fixés pour la réouverture ne sont pas remplis. L'incidence sur deux semaines est supérieure à 200 cas pour 100.000 habitants, le taux de positivité dépasse 5% et le taux de reproduction se situe à 1,14, soit bien plus que 1. Seule l'occupation des soins intensifs est inférieure à la limite requise. De plus, les nouvelles souches, potentiellement plus contagieuses et mortelles, sont désormais responsables de 80% des contaminations. La Confédération veut également tester à tour de bras. Elle a pour objectif de tester 40% de la population mobile chaque semaine. Il y aura sous peu un accès aux autotests que l'on pourra faire à la maison. Prochaine étape le 14 avril Le gouvernement évaluera le 14 avril les prochaines étapes de déconfinement. L'objectif est de continuer la campagne de vaccination afin de permettre les assouplissements présentés la semaine dernière après Pâques. D'ici là, les mesures actuelles de lutte contre le Covid-19 restent en vigueur. (ATS)
16h59

L'Union patronale suisse "particulièrement déçue"

C'est la soupe à la grimace pour les milieux économiques après la décision du Conseil fédéral de reporter la plupart des mesures d'assouplissements. Ce choix continuera à engendrer des coûts sociaux et économiques croissants. Le Conseil fédéral ne fait guère de concessions aux cantons et à l'économie, constate l'Union patronale suisse (UPS), qui souhaitait davantage d'ouvertures. Elle se dit "particulièrement déçue" que le gouvernement n'ait pas levé l'obligation de télétravail. Appel à la prudence A l'inverse, Travail.Suisse juge compréhensible la décision du Conseil fédéral compte tenu des chiffres qui sont repartis à la hausse ces derniers jours. Il s'agit de rester prudent. "Le Conseil fédéral aurait joué sa crédibilité s'il avait opté pour des mesures d'ouverture plus importantes", déclare son président Adrian Wüthrich, cité dans un communiqué. L'organisation syndicale salue en particulier la prolongation jusqu'au 30 juin de la procédure sommaire pour l'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail (RHT). (ATS)
16h32

"Déception immense" et "incompréhension" pour Gastrosuisse

Le maintien de la fermeture des restaurants, espaces extérieurs compris, est jugé "incompréhensible" par la faîtière de l'hôtellerie-restauration. Gastrosuisse juge l'approche du Conseil fédéral "trop hésitante". Dans un communiqué vendredi après-midi, Gastrosuisse a fait part de sa "déception" après l'annonce du Conseil fédéral de maintenir les restaurants fermés. La faîtière exige "une gestion différente de la pandémie et une adaptation de la stratégie". "La situation actuelle dans les services de soins intensifs ne justifie plus un confinement de la branche", estime Casimir Platzer, président de Gastrosuisse, cité dans le communiqué. L'organisation dénonce le retard des contributions à fonds perdu, qu'elle juge "tragique". Elle regrette aussi que le Parlement "n'ait pas abouti à une majorité en faveur de la suppression des inégalités de traitement et des injustices" durant la session terminée vendredi. (AWP)
16h30

Cantons romands entre regrets et soulagement

Les cantons de Vaud et du Valais regrettent que les décisions du Conseil fédéral ne correspondent pas à leurs positions exprimées lors de la consultation. Genève se dit lui soulagé et approuve la prudence du Conseil fédéral. Etant donné l'aggravation de la situation épidémiologique, le conseiller d'Etat genevois en charge de la santé, Mauro Poggia, est soulagé par les décisions annoncées vendredi par Alain Berset. Le Conseil fédéral a eu raison d'accorder peu d'allègements, estime-t-il. Il faut absolument éviter des allers-retours entre les ouvertures et les fermetures, a indiqué Mauro Poggia. Comme beaucoup, il aurait aimé avoir des perspectives à plus court terme: "C'est un peu loin le 14 avril". "Il y a toujours ce que l'on aimerait dire et ce que l'on doit dire", constate-t-il à l'issue de la conférence de presse d’Alain Berset. Regrets vaudois Le gouvernement vaudois regrette pour sa part qu'aucune perspective ne soit donnée aux milieux de la restauration, de la culture, du sport et des Hautes écoles. Il constate que les décisions prises ne correspondent pas aux positions qu'il a exprimées, comme une majorité de cantons, lors de la consultation, écrit-il vendredi dans un communiqué. Le Conseil d'Etat prend acte de la position du Conseil fédéral. "Les conditions épidémiologiques et les tendances observées durant les derniers jours, non seulement dans nos régions mais aussi dans les pays qui nous entourent, ont manifestement invité le Conseil fédéral à la prudence", observe-t-il. Comme il l'avait déjà demandé, le gouvernement vaudois appelle "fermement" les autorités fédérales à observer un calendrier d'appréciation des mesures d'allègement toutes les deux semaines et non le 14 avril. Les critères et indicateurs à disposition permettent en effet une évaluation régulière plus courte et, dès lors, une réponse plus souple à la réalité sanitaire, économique et sociale de la population, selon lui. De plus, dès mi-avril, une accélération importante des vaccinations est attendue, ce qui devrait aboutir rapidement, si la situation le permet, à de nouveaux assouplissements, estime-t-il. Compréhension valaisanne Dans un communiqué, l'Etat du Valais regrette lui aussi que ses attentes formulées dans le cadre de la consultation n'aient pas été prises en compte, mais comprend la décision de la Confédération, liée à la dégradation de la situation épidémiologique. Le Valais attend toutefois du Conseil fédéral qu'il utilise à l'avenir toute la marge de manoeuvre à sa disposition pour décider dès que possible de nouveaux assouplissements et qu'il soutienne avec des moyens financiers conséquents les entreprises, les organisations et les personnes touchées par les restrictions. (ATS)
16h06

Le camp vert applaudit la prudence – l'UDC s'insurge – le PLR critique

Tandis que le camp vert (PVL et PES) applaudit la prudence du Conseil fédéral, l'UDC s'insurge contre une "micro-mesure craintive". Le PLR se montre critique, alors que les autres partis n'ont pour l'heure pas réagi à la décision du Conseil fédéral d'attendre avant de rouvrir les terrasses des restaurants notamment. Pour l'UDC, cette "micro-mesure est une gifle à la figure de la population, des commerçants et des entreprises". Le parti continue d'appeler à l'ouverture immédiate de tous les secteurs et entreprises munis de concepts de protection. Il est totalement incompréhensible que quatre personnes ne puissent pas manger dans un restaurant disposant d'un concept de protection fonctionnel, et que des rencontres privées avec 10 personnes soient autorisées en même temps, selon l'UDC, qui voit même dans ces décisions "arbitraires" un effet contraire. Ne les jugeant plus crédibles, la population va négliger de plus en plus les mesures de bon sens, ce qui conduira finalement à un nombre croissant d'infections, écrit le parti dans un communiqué. Regard critique Le PLR porte un regard critique sur cette décision. Même si l'adoption de la modification de la loi Covid-19 au Parlement crée la base pour des mesures de soutien ciblées, il apparaît aujourd'hui, une fois de plus, que le Conseil fédéral n'est pas disposé à donner de réelles perspectives à la population et aux entreprises, comme le PLR l'avait demandé dans son plan d'action des 100 jours, écrit le parti dans un communiqué. Sachant que la vaccination et les tests restent la seule solution pour revenir à la normale, les libéraux-radicaux jugent d'autant plus incompréhensible que le Conseil fédéral manque de transparence sur la manière dont les vaccinations doivent être accélérées dans les semaines et les mois à venir. Soutien à la prudence Au contraire, les Verts estiment qu'"avec raison, au vu de la situation tendue, le Conseil fédéral reste prudent en s'appuyant sur les données épidémiologiques". Pas de relâchement prématuré durant la 3e vague, écrit le Parti écologiste dans un tweet. Faute de quoi la fin de la pandémie est renvoyée aux calendes grecques. Pour les Vert'libéraux, le Conseil fédéral fait preuve de fermeté et de responsabilité. Dans la situation actuelle, de nouveaux assouplissements relèveraient d'une "grossière négligence". Dans l'intérêt de la population et de l'économie, il faut empêcher une troisième vague de manière contraignante, écrit dans un tweet le président du PVL Jürg Grossen. (AWP)
15h59

Le report des mesures déplaît fortement aux faîtières économiques

C'est la soupe à la grimace pour les milieux économiques après la décision du Conseil fédéral de reporter la plupart des mesures d'assouplissements. Ce choix continuera à engendrer des coûts sociaux et économiques croissants. L'Union suisse des arts et métiers (Usam) exige immédiatement des perspectives, que le Conseil fédéral n'arrive pas à fournir. Les branches touchées par la crise ont "urgemment" besoin d'une levée des restrictions, estime la faîtière des PME vendredi dans un communiqué. L'Usam réitère: tous les restaurants et toutes les salles de fitness doivent rouvrir, tandis que l'obligation de travailler à domicile doit être levée. Persister avec les mesures en vigueur est disproportionné et même inconsidéré et catastrophique au vu des coûts sociaux et économiques croissants qu'engendrent ces mesures. Economiesuisse comprend en partie la décision du gouvernement, mais regrette aussi le maintien de l'obligation du télétravail et l'absence d'ouverture des terrasses des restaurants. "La Suisse paie le prix pour le retard qu'elle a pris dans la mise en place d'une stratégie de dépistage cohérente et dans l'acquisition de vaccins", indique l'organisation faîtière. "Incohérence incompréhensible" Economiesuisse pointe encore "une incohérence incompréhensible" entre la possibilité de se rassembler en plein air et l'interdiction de s'asseoir à une table sur la terrasse d'un restaurant. Elle salue par contre la prolongation des mesures en lien avec les RHT jusqu'à la fin du mois de juin. Relevant notamment que le taux d'incidence est "trois fois moindre" actuellement qu'en début d'année, le Centre patronal (CP) juge que le statu quo est incompréhensible. A ses yeux, le Conseil fédéral ignore les conséquences de leurs décisions sur l'équilibre psychique de la population, "sans compter qu'elles augmentent la précarité économique de nombreuses entreprises". Le CP soutient cependant l'orientation stratégie à trois piliers du gouvernement. (AWP)
15h31

Vaud regrette le manque de perspective pour certains milieux

En réaction aux décisions du Conseil fédéral, le gouvernement vaudois regrette qu'aucune perspective ne soit donnée aux milieux de la restauration, de la culture, du sport et des Hautes Ecoles. Il constate que les décisions prises ne correspondent pas aux positions qu'il a exprimées, comme une majorité de cantons, lors de la consultation, écrit-il vendredi dans un communiqué. Le Conseil d'Etat prend cela dit acte de la position du Conseil fédéral. "Les conditions épidémiologiques et les tendances observées durant les derniers jours, non seulement dans nos régions mais aussi dans les pays qui nous entourent, ont manifestement invité le Conseil fédéral à la prudence", observe-t-il. Comme il l'avait déjà demandé, le gouvernement vaudois appelle "fermement" les autorités fédérales à observer un calendrier d'appréciation des mesures d'allègement toutes les deux semaines et non le 14 avril. Les critères et indicateurs à disposition permettent en effet une évaluation régulière plus courte et, dès lors, une réponse plus souple à la réalité sanitaire, économique et sociale de la population, selon lui. De plus, dès mi-avril, une accélération importante des vaccinations est attendue, ce qui devrait aboutir rapidement, si la situation le permet, à de nouveaux assouplissements, estime-t-il. (ATS)
15h30

Objectif: tester 40% de la population mobile par semaine

La Confédération veut tester à tour de bras: elle a pour objectif de tester 40% de la population mobile chaque semaine. La campagne qui a commencé lundi dispose des moyens logistiques pour le faire, a assuré vendredi le ministre de la santé Alain Berset. Il y aura sous peu un accès aux autotests que l'on pourra faire à la maison. Ils devraient être disponibles début avril, a indiqué Patrick Mathys, responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l'OFSP. C'est un pilier essentiel pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Chacun et chacune devrait faire un test antigénique en pharmacie avant une rencontre privée, selon le conseiller fédéral. Patrick Mathys a assuré qu'il y avait assez de tests en Suisse. Interrogé sur des problèmes rencontrés par certaines pharmacies à Bâle, le responsable a admis qu'il pouvait y avoir ça et là quelques problèmes de distribution. "La gestion d'une pandémie, c'est aussi la gestion de la pénurie, on a appris ça à tous les niveaux depuis une année", a déclaré Alain Berset. (ATS)
15h03

"On est entré dans la sphère intime des personnes"

Limiter les réunions privées à domicile à cinq personnes est une restriction des droits fondamentaux assez grave, a souligné vendredi Alain Berset devant la presse. Cette limite a été un peu élargie à dix personnes. "C'est un petit pas", a indiqué le ministre de la santé, rappelant qu'il comprend toutefois des risques. Le gouvernement a voulu atténuer cette restriction. En limitant les réunions privées, "on est entré dans la sphère intime des personnes", ce qui est un problème, a estimé le ministre. Il faut toutefois rester "très prudent", a-t-il prévenu. (ATS)
14h55

Déception des cantons après le volte-face du Conseil fédéral

Le report de la plupart des mesures d'assouplissement par le Conseil fédéral déçoit la majorité des cantons. Nombre d'entre eux appelaient le gouvernement à encore davantage d'allégements. "Une stratégie d'assouplissement prudente a aussi été soutenue par une majorité des cantons lors de la consultation", rappelle la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) vendredi dans un communiqué. Des allégements étaient attendus dans le domaine de la formation, et la moitié des cantons souhaitaient que l'ouverture des restaurants concerne aussi l'espace intérieur. Mais la CDS se dit consciente de la difficulté de la situation. Les cantons attendent désormais du Conseil fédéral que, lors des prochaines étapes, il tienne compte des progrès de la vaccination et de l'élargissement des tests. Le modèle proposé comportant trois phases et différents indicateurs "va dans ce sens", considère la CDS. (AWP)
14h48

"Si on perd le contrôle, on prolonge la crise"

La Suisse a déjà perdu le contrôle de la pandémie à deux reprises, en mars et en octobre. "Il ne faut pas faire la même erreur une troisième fois", a martelé vendredi le ministre de la santé Alain Berset devant la presse. La situation se détériore. "Nous sommes au début d'une troisième vague", a-t-il précisé. Les cas sont repartis à la hausse à partir du 20 février. Une semaine plus tard, les hospitalisations ont suivi. "Il n'y a pas encore de découplage des deux courbes." C'est pourquoi le Conseil fédéral a décidé d'avancer à petits pas dans la réouverture. Perdre le contrôle revient à prolonger la crise, a ajouté le conseiller fédéral. "Avec la vaccination, nous avons un moyen de sortir de la crise" et d'esquisser de meilleures perspectives pour l'été. (ATS)
14h38

Le rythme des vaccinations ralentit

Du 11 mars au 17 mars, 142.550 doses de vaccin contre le Covid-19 ont été administrées en Suisse, selon les données publiées vendredi sur le site de l'OFSP. En moyenne, 20.364 vaccinations ont été effectuées par jour. Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections a ralenti de 7%. Au total, 1.181.090 vaccinations ont été réalisées jusqu'à mercredi. Jusqu'ici, 433.411 personnes ont été vaccinées complètement. Cela signifie que 5% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. 314.268 personnes n'ont reçu que la première piqûre. Quelque 155.185 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, mais n'ont pas encore été employées. Par ailleurs, 52.050 doses sont stockées par la Confédération. (ATS)
14h25

1748 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse et le Liechtenstein ont enregistré 1748 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures, a annoncé vendredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La moyenne sur sept jours des contaminations confirmées s'élève ainsi à 1423 cas, contre 1364 la veille et 1194 il y a une semaine. Le nombre de nouvelles hospitalisations a atteint 66 et celui des décès 17. Du 11 mars au 17 mars, 142.550 doses de vaccin contre le Covid-19 ont été administrées en Suisse, selon les données publiées vendredi sur le site de l'OFSP. (AWP)
14h21

"Faites un test"

"Avant de vous retrouver en famille ou avec des amis, faites un test antigénique dans une pharmacie. C'est gratuit, n'hésitez pas! Ça doit devenir presque un réflexe", conseille Alain Berset.
14h18

Il faudra "être encore un peu patient", dit Alain Berset

"Nous allons devoir être encore un peu patients", a lancé vendredi le ministre de la santé Alain Berset devant la presse. La situation se dégrade et est trop instable pour permettre de nouveaux assouplissements. La situation épidémiologique se dégrade de plus en plus vite, a souligné le conseiller fédéral. D'un autre côté, la vaccination continue d'avancer, mais pas assez vite. "On ne veut pas courir le risque de prolonger la crise et devoir ordonner de nouvelles fermetures", a ajouté le ministre. Il faut en outre ne pas mettre en danger la stratégie de la campagne de vaccination en cours. "Il faut encore patienter quatre semaines." La décision de retarder les assouplissements a été difficile à prendre pour le Conseil fédéral. Mais, avec les éléments actuels, il n'aurait pas été possible de justifier une autre décision, a admis Alain Beset. (ATS)
14h07

Les mesures dès le 22 mars

14h04

Un seuil pour des mesures plus strictes

Un seuil à partir duquel des mesures plus strictes devront être prises a également été fixé. Le Conseil fédéral a établi un modèle en trois phases qui dépend du nombre de vaccinations. Tant que tous les individus vulnérables ne sont pas vaccinés, l'incidence sur quatorze jours ne doit pas dépasser 350. Le nombre de lits occupés aux soins intensifs, les hospitalisations et le taux reproduction seront aussi pris en compte. Les exigences seront revues à la baisse dès que toutes les personnes vulnérables seront vaccinées. Le gouvernement n'avance, dans ce cas, pas de critères précis. Enfin, plus aucune restriction ou indicateur ne seraient nécessaires quand toutes les personnes qui le souhaitent auront été vaccinées, sauf s'il faut réagir à l'apparition de nouvelles souches. (ATS)
14h03

Prochaine étape le 14 avril

Le gouvernement n'a ainsi pas cédé à la pression exercée par une partie de la branche économique et du monde politique. Les parlementaires, issus principalement de la droite, ont laissé transparaitre à plusieurs reprises leur volonté de rouvrir rapidement le pays lors de la session qui vient de se terminer. L'impatience se fait aussi ressentir du côté de la population. Selon un sondage SSR, plus de deux Suisses sur trois souhaitent une réouverture des terrasses d'ici la fin mars. Seuls 22% sont prêts à attendre avril, et 10% plus tard. Ils sont toutefois toujours plus nombreux à faire confiance au Conseil fédéral dans sa gestion de la crise. Le gouvernement évaluera le 14 avril les prochaines étapes de déconfinement. L'objectif est de continuer la campagne de vaccination afin de permettre les assouplissements présentés la semaine dernière après Pâques. D'ici là, les mesures actuelles de lutte contre le Covid-19 restent en vigueur. (ATS)
14h02

Les critères pour la réouverture ne sont pas remplis

Trois des quatre critères fixés pour la réouverture ne sont pas remplis. L'incidence sur deux semaines est supérieure à 200 cas pour 100.000 habitants, le taux de positivité dépasse 5% et le taux de reproduction se situe à 1,14, soit bien plus que 1. Seule l'occupation des soins intensifs est inférieure à la limite requise. La campagne de vaccination n'avance pas non plus suffisamment vite. Pour le moment, le nombre de vaccinations effectuées ne permet pas d'éviter une augmentation des hospitalisations, souligne le Conseil fédéral. (ATS)
14h00

Les restaurants ne rouvriront pas leurs terrasses

Les restaurants ne rouvriront pas leurs terrasses le 22 mars. Le Conseil fédéral a repoussé vendredi les principales mesures d'assouplissement. Seule concession: les Suisses pourront se réunir à dix à la maison. Le gouvernement avait mis la semaine passée un paquet d'assouplissements en consultation. Outre la réouverture des terrasses, les théâtres, les cinémas ou encore les centres sportifs auraient de nouveau été accessibles sous condition. Les cantons s'y sont montrés favorables. Face à la dégradation de la situation épidémiologique, le Conseil fédéral n'a finalement pas adopté les mesures envisagées. Un seul assouplissement sera effectif dès lundi: les réunions privées à domicile passeront de 5 à 10 personnes maximum, enfants compris. Cet allégement a été décidé en prévision de Pâques, explique le gouvernement dans un communiqué. Il recommande toutefois de limiter le nombre de ménages présents et de se faire tester avant de retrouver famille et amis. Risque trop grand Le risque de perdre le contrôle est trop grand pour permettre d'autres assouplissements, poursuit-il. Depuis fin février, le nombre d'infections est reparti à la hausse, comme dans les pays voisins, et il devrait doubler toutes les trois à quatre semaines. De plus, les nouvelles souches, plus contagieuses et mortelles, sont désormais responsables de 80% des contaminations. (ATS)
13h47

Conférence de presse du Conseil fédéral en vidéo

Le gouvernement fait le point ce vendredi après-midi sur les assouplissements envisagés et de possibles réouvertures. Visionnez la séance en vidéo!
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13h42

Coronavirus: nouvelle prolongation de l'indemnité en cas de RHT

La procédure sommaire pour l'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail (RHT) a été prolongée jusqu'au 30 juin, a décidé vendredi le Conseil fédéral. Ces modifications de l'ordonnance COVID-19 assurance-chômage entrent en vigueur le 1er avril. Le délai d'attente est également supprimé jusqu'à cette date. Compte tenu des mesures en vigueur au niveau national, les demandes d'indemnité en cas de RHT restent nombreuses, souligne le gouvernement. De nombreuses entreprises pourraient encore y recourir après le 31 mars 2021. Depuis le début de la crise du coronavirus, le recours à l'indemnité en cas de RHT évolue selon la situation épidémiologique et des mesures prises par les autorités pour endiguer la pandémie. D'abord décidée jusqu'au 31 août 2020, la mesure a été prolongée à plusieurs reprises. La RHT sert à maintenir les places de travail temporairement menacée. La procédure simplifiée signifie que les heures effectuées en plus en dehors de la période de RHT ne sont pas déduites. Le revenu tiré d'occupations provisoires n'est pas lui soustrait de l'indemnité en cas de RHT. La suppression du délai d'attente permet d'éliminer un frein au versement de l'indemnité en cas de RHT. (AWP)

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