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Le Conseil fédéral étend le certificat Covid aux restaurants et aux cinémas

Le Conseil fédéral a décidé mercredi de rendre obligatoire le pass sanitaire à l’ensemble des lieux publics fermés, dès lundi prochain. Cette extension est limitée au 24 janvier 2022.

Keystone
Guy Parmelin et Alain Berset ont annoncé mercredi après-midi l'extension de l'utilisation du certificat Covid à l’ensemble des lieux publics fermés, dès lundi prochain.
16h43

Les partis satisfaits de la décision du Conseil fédéral

A l'exception de l'UDC, les partis accueillent positivement l'extension du certificat Covid annoncée mercredi par le Conseil fédéral. Ils voient dans la vaccination l'unique voie pour sortir de la pandémie. Les mesures prises par le gouvernement doivent permettre d'éviter une surcharge des hôpitaux et du personnel de santé, soulignent le Centre et le PLR. Il s'agit aussi de prévenir de nouvelles mesures restreignant la liberté comme des interdictions ou des fermetures, estime le Centre, à l'instar du PLR et du parti socialiste. L'économie ne doit en aucun cas être davantage affaiblie, insiste le PLR sur Twitter. Même si l'introduction d'un certificat obligatoire peut poser problème dans sa mise en oeuvre quotidienne, il s'agit d'une mesure «efficace et simple» qui a déjà fait ses preuves dans les pays voisins, constate le Centre. Pour le PLR, là où l'utilisation du certificat est étendue, les autres restrictions - exigence du masque, limites de capacité, distances, etc. - doivent être abandonnées. S'ils soutiennent l'extension du passe sanitaire, les Verts rejettent les tests payants: davantage de tests aident à lutter contre les pandémies. Pour le PS, l'accès aux services et biens essentiels doit rester libre de tout certificat. Seule l'UDC s'oppose à l'extension du certificat Covid. Pour le parti de la droite dure, qui assure que les infections «sont stables», il est «inacceptable que le gouvernement étende cette espèce de harcèlement contre la population en Suisse au lieu de contrôler les frontières et de s'attaquer enfin à la question de la migration». Pour l'ensemble des autres partis, la vaccination, encore trop peu utilisée, est la seule façon de sortir de la pandémie. Le gouvernement n'en a pas assez fait, pensent les Verts, qui réclament «une vaste campagne de vaccination et de sensibilisation», à l'instar des Vert'libéraux sur Twitter. Selon Mattea Meyer, co-présidente du PS et conseillère nationale (ZH), «il doit être possible de se faire vacciner facilement, que ce soit devant un magasin, une école professionnelle, dans les gares ou les grandes entreprises». Les cantons doivent faire pression en ce sens. «Nous ne serons protégés que si le virus est contenu à l'échelle mondiale», dit aussi le parti socialiste, qui demande un renforcement de la solidarité internationale en matière de vaccins. (ATS)
15h18

Ce qu’il faut retenir des annonces du Conseil fédéral de ce mercredi

> Dès lundi, les Suisses devront présenter un certificat Covid s'ils veulent manger à l'intérieur d'un restaurant, aller au musée ou encore participer à un concert. «C'est peut-être le moment le plus difficile de la pandémie», a lancé mercredi le ministre de la Santé Alain Berset devant les médias. Presque toutes les restrictions ont été levées, mais la situation reste très instable. Les hôpitaux sont sous tension et une nouvelle vague épidémique ne peut être exclue en raison d'une immunité de groupe encore faible. Valable jusqu'au 24 janvier, la mesure pourra cependant être levée plus tôt si la situation s'améliore. > Le pass sanitaire est exigé pour tous les autres événements en intérieur, comme les concerts, les pièces de théâtre ou les mariages dans les lieux publics. A l'extérieur, il sera demandé pour les manifestations de plus de 1000 personnes. > Musées, fitness, casinos et autres centres de loisirs devront aussi se soumettre à la nouvelle mesure. Les restaurateurs et propriétaires de bars devront exiger le certificat dans leurs salles fermées, mais pas sur leurs terrasses. Les établissements de restauration dans les zones de transit des aéroports et les cuisines populaires resteront eux accessibles à tous. > Des sanctions ont été introduites en cas de non-respect des mesures. Un client sans certificat devra débourser 100 francs. Les établissements ou organisateurs fautifs seront punis d'une amende pouvant aller jusqu'à 10.000 francs, voire d'une fermeture. > L'utilisation du certificat dans le cadre professionnel a également été précisée. «Il n'y aura pas d'obligation. Mais l'employeur pourra demander à ses employés s'ils sont vaccinés, guéris ou testés», a expliqué Boris Zürcher, chef de la direction du travail du Secrétariat d'Etat à l'économie. (ATS)
14h58

Les secteurs culturels divisés sur le pass

Les salles de cinéma et les organisateurs de grands événements comme Opus One ne prévoient pas la possibilité que le public puisse se faire tester à l'entrée. Ces derniers sont les plus enthousiastes face à l'obligation du pass Covid, Edna Epelbaum, présidente de l'Association suisse du cinéma adhère sans enthousiasme et le milieu théâtral est le plus divisé. «Imaginez mettre en place un dispositif de tests pour un concert qui dure une heure et demie avec 8000 personnes en ignorant combien d'entre elles pourraient être positives», a dit mercredi Vincent Sager, directeur d'Opus One. «C'est courir assurément à la catastrophe.» La reprise se fait en douceur dans ce milieu avec seulement quelques concerts prévus en septembre. «Et l'on n'a pas encore pris la mesure des propositions mises en consultation par le Conseil fédéral mercredi comme l'exigence du passeport Covid aux frontières et le retour de la quarantaine. Il faudra quelques semaines pour mesurer leur impact sur les tournées que l'on prévoit d'accueillir en octobre.» Si Vincent Sager pense que l'obligation du pass Covid pour tous va inciter le public à revenir assister aux concerts, Edna Epelbaum craint une baisse de la fréquentation des salles de cinéma, comme cela a été observé en France. La présidente de l'Association suisse du cinéma admet toutefois que cette mesure «semble rassurer notamment les entreprises, qui reviennent au cinéma pour organiser des événements», mais il faudra attendre deux semaines pour en avoir le coeur net. La Task Force Culture Suisse comme les milieux du théâtre soutiennent du bout des lèvres l'introduction d'un certificat obligatoire pour entrer dans leurs salles. La «privatisation» de la prise en charge des tests dès le mois d'octobre fait elle grincer des dents. Reste que ce milieu est très divisé, explique Anne Papilloud, secrétaire générale du Syndicat suisse romand du spectacle. (ATS)
14h33

L'USS craint pour les salaires et les emplois

L'USS se montre également inquiète au sujet de la protection des données. Dans un communiqué diffusé mercredi, la faîtière appelle à un renforcement des contrôles sur les lieux de travail. L'USS juge que les décisions du Conseil fédéral doivent être complétées de toute urgence. Elle craint aussi pour les salaires et les emplois, notamment dans le domaine de l'hôtellerie et de la restauration. Le recours au chômage partiel doit continuer à être possible dans ces secteurs, selon elle. L'USS déplore également que d'importantes mesures concernant le chômage partiel, telles que la procédure de décompte simplifiée, cesseront d'être en vigueur à la fin du mois de septembre. (ATS)
14h19

Pas d'obligation pour les serveurs, les moniteurs de fitness ou les surveillants de musées

Les employés d'un établissement pour lequel l’obligation du certificat existe doivent-ils également posséder un certificat, par exemple le personnel de service dans les restaurants, les moniteurs de fitness, les surveillants de musée ou les bénévoles lors de manifestations sportives? Non, répond l’OFSP dans sa foire aux questions transmise mercredi, mais un employeur peut exiger un certificat pour les employés dans le cadre de son devoir de diligence (par exemple dans les hôpitaux). Ils peuvent vérifier la présence d'un certificat pour leurs employés si cela sert à déterminer les mesures de protection appropriées ou la mise en oeuvre du concept de test. Cela peut être le cas si les travailleurs se trouvent dans des espaces intérieurs confinés, mais pas à l'extérieur. L'employeur doit consigner par écrit s'il souhaite prendre des mesures de protection ou debmise en oeuvre d'un concept de test sur la base du certificat Covid. Les employés doivent être consultés à ce sujet. L'employeur ne peut pas utiliser le résultat de la vérification du certificat à d'autres fins. En outre, il ne doit pas y avoir de discrimination entre les employés vaccinés, les employés guéris et les non-vaccinés. Si l’obligation s'applique aux employés, l'entreprise doit proposer des tests réguliers (par exemple hebdomadaires) ou assumer les coûts des tests si elle ne propose pas de tests répétés. Si l'employeur prévoit des mesures différenciées (par exemple port de masques ou bureau à domicile pour les personnes sans certificat), il ne doit pas supporter les coûts du test. Dans le cas d'une institution de droit public, il doit exister une base juridique pour le traitement des données relatives à la santé afin d’introduire une obligation de certificat.
14h15

Les effets d'un nouveau confinement partiel seraient bien plus graves pour l'économie, estime Economiesuisse

Tout en regrettant que cette étape devienne nécessaire parce que la couverture vaccinale reste insuffisante, Economiesuisse soutient la décision d'étendre l'exigence du certificat Covid. Les effets d'un nouveau confinement partiel seraient bien plus graves pour l'économie et la société, selon la faîtière. Le nombre toujours élevé d'infections et, en particulier, la menace de surcharge des unités de soins intensifs, ne laissent au gouvernement d'autre choix que de prendre des contre-mesures dès maintenant, écrit mercredi Economiesuisse dans un communiqué. Pour les secteurs concernés, l'exigence du certificat signifie certes un travail supplémentaire et est susceptible d'entraîner une baisse des chiffres d'affaires. L'alternative serait toutefois un nouveau confinement partiel, dont les effets économiques seraient dévastateurs. La liberté individuelle serait également beaucoup plus restreinte dans un tel scénario qu'avec une exigence de certificat étendue. Economiesuisse se félicite donc que les employeurs puissent également demander de manière indépendante un certificat pour protéger leurs employés et leurs clients. Néanmoins, l'exigence de certificat ne doit représenter qu'une mesure temporaire et en aucun cas perdurer. Pour qu'elle puisse être levée au plus vite, les efforts de vaccination doivent être poursuivis avec la plus grande vigueur. A ce titre, Economiesuisse appelle une nouvelle fois les employeurs à veiller à ce que leurs salariés puissent se faire vacciner pendant les heures de travail. Nous devons tout faire pour que les obstacles à la vaccination soient aussi bas que possible. Au plus tard au début de l'hiver, tous ceux qui hésitent et attendent devront être vaccinés. (ATS)
14h04

Travail.Suisse soutient la mesure, mais l'utilisation du certificat sur le lieu de travail reste critique

Travail.Suisse soutient la décision du Conseil fédéral d'étendre le champ d'application du certificat Covid dans la vie publique. L'évolution de la pandémie rend malheureusement cette mesure nécessaire, estime-t-il. L'utilisation du certificat sur le lieu de travail reste toutefois critique. La protection des données ne peut en effet être garantie et le potentiel de discrimination est trop important, considère l'organisation faîtière des travailleuses et travailleurs. De plus, il ne faut en aucun cas renoncer aux concepts de protection sur le lieu de travail, sinon l'effet sur la pandémie menace de devenir négatif. Pour Travail.Suisse, il est maintenant urgent de donner une nouvelle impulsion à la campagne de vaccination pour que cette phase de «discrimination» prononcée soit la plus courte possible. La faîtière critique par ailleurs l'arrêt du financement public des tests. «Une solution avec quelques tests gratuits par mois - comme c'était le cas avec les autotests - aurait été une meilleure solution ici», pense Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. La certification obligatoire menace en outre d'entraîner de nouvelles pertes de chiffre d'affaires dans les secteurs concernés. Pour Travail.Suisse, il est incompréhensible que les possibilités facilitées de chômage partiel ne soient pas maintenues au-delà de la fin septembre. «Cela doit être fait immédiatement afin que les salaires et les emplois ne soient pas à nouveau inutilement mis en danger vers la fin de la pandémie.» (ATS)
13h55

L'Usam remontée

L'Union suisse des arts et métiers (usam) critique l'extension décidée mercredi par le Conseil fédéral. Cette décision met en danger le chiffre d'affaires des entreprises et les emplois. Le Conseil fédéral discrimine une fois de plus les secteurs et les entreprises qui ont déjà été gravement touchés durant les périodes de restrictions, estime l'Usam mercredi dans un communiqué. Les entreprises concernées par l'extension du certificat risquent d'enregistrer des pertes. Elles devront être indemnisées. La faîtière relève que les chiffres de l'OFSP montrent que les infections ne sont pas très peu nombreuses dans les restaurants, les centres de fitness ou sur le lieu de travail. Ainsi, l'Usam considère que le Conseil fédéral se trompe de cible. Selon elle, il est prouvé qu'une grande majorité des personnes hospitalisées sont des personnes de retour de vacances et non vaccinées. Au lieu d'étendre le certificat obligatoire, il faut renforcer la campagne de vaccination et augmenter les tests, juge-t-elle. (ATS)
13h47

Le PLR soutient l'extension du certificat

Le PLR salue l’extension du certificat Covid, car il permet d'éviter de nouvelles restrictions pour l'économie et la surcharge des hôpitaux, indique le parti dans un tweet.
13h39

GastroSuisse regrette la décision du Conseil fédéral

GastroSuisse regrette la décision du Conseil fédéral d'étendre le certificat Covid à l'hôtellerie-restauration. Pour la faîtière, cela va à l'encontre de la dynamique de la pandémie. Le secteur va à nouveau connaître des pertes massives. Au gouvernement d'en assumer les conséquences. La décision d'étendre l'utilisation du certificat «est disproportionnée et conduit à une inégalité de traitement flagrante de la population», déclare Casimir Platzer, président de GastroSuisse, dans un communiqué de la faîtière diffusé mercredi après-midi. De nombreuses entreprises vont subir des pertes de chiffre d'affaires supplémentaires «massives». «Les frais courants non couverts en raison de la baisse du chiffre d'affaires doivent être compensés», demande le président. GastroSuisse qualifie la décision du Conseil fédéral de déconcertante et de difficile à comprendre. La faîtière indique que l'occupation gobale des hôpitaux a diminué de près de 9% ces derniers jours. Elle estime en outre qu'il n'y a jusqu'à présent pratiquement pas eu de contagion dans la restauration. «Aujourd'hui, c'est l'hôtellerie-restauration qui paie les pots cassés», constate Casimir Platzer, pour qui la gestion de la crise par la Confédération a échoué à de nombreux égards. (ATS)
13h36

Le secteur du cinéma ne prévoit pas de tests à l'entrée des salles

Les cinémas n'offriront pas la possibilité d'être testés à l'entrée de la salle, affirme Edna Epelbaum, présidente de l'Association suisse du cinéma. Elle accueille sans enthousiasme la décision d'étendre l'usage de certificat Covid, mais à ce stade, il s'agit d'être solidaires pour sortir ensemble de la crise sanitaire, selon elle. Les salles de cinéma se ferment pour les personnes non-vaccinées. Les personnes souhaitant assister aux projections devront donc être déjà en possession d'un certificat Covid attestant qu'elles ont été vaccinées, testées ou guéries. Edna Epelbaum souligne également que l'industrie cinématographique est très préoccupée par le fait qu'avec l'exigence d'un certificat, «il y aura certainement une baisse des entrées, comme cela a été le cas en France». Edna Epelbaum salue encore le fait que le Conseil fédéral ait pris la décision d'étendre le certificat au niveau national et non au niveau cantonal. (ATS)
13h31

Les Verts pour le pass mais contre les tests payants

Les Verts soutiennent l'extension du pass sanitaire, qui est «malheureusement nécessaire». Mais ils rejettent les tests payants: davantage de tests aident à lutter contre les pandémies, estiment-ils. L'exigence d'un pass est malheureusement nécessaire parce que les hôpitaux et le personnel de santé sont au point de rupture et parce que le taux de vaccination est trop faible, ajoutent-ils mercredi. Pour les Verts, trop peu a été fait jusqu'à présent par le gouvernement pour prévenir cette situation. Ils réclament donc «une vaste campagne de vaccination et de sensibilisation». (ATS)
13h29

Le refus du vaccin prolonge la crise, estime Lukas Engelberger

Les personnes qui attendent avant de se faire vacciner, qui doutent ou qui critiquent la piqûre prolongent la pandémie de coronavirus, a rappelé le directeur de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, Lukas Engelberger. «Avec le vaccin, vous devenez un élément de la solution.» Le vaccin est une protection efficace contre un déroulement grave de la maladie. Moins de 10% des patients en soins intensifs ont été vaccinés. Lukas Engelberger a appelé les retardataires à le faire. Les cantons intensifient leur campagne et proposent des points de vaccination décentralisés afin d'atteindre les personnes dans leur quotidien. L'extension du certificat est saluée par la conférence. «Le certificat ne va pas nous sauver», mais il est un faible prix à payer par rapport à des fermetures de restaurants ou des interdictions, a souligné Lukas Engelberger lors de la conférence du presse du Conseil fédéral. (ATS)
13h27

PS: «Seul le vaccin nous sortira de la pandémie»

Le parti socialiste a accueilli favorablement l'extension du certificat Covid annoncée mercredi par le Conseil fédéral. Ces mesures doivent permettre d'éviter la propagation du virus, l'évolution grave de la maladie et de nouvelles mesures restreignant la liberté comme des interdictions ou des fermetures. L'accès aux services et biens essentiels doit en revanche rester libre de tout certificat, estime le PS. Compte tenu de la lenteur de la vaccination et de l'augmentation du nombre de cas, l'automne sera un défi pour tous, ajoute-t-il. Une chose est claire: la seule façon de sortir de la pandémie et de retrouver nos libertés collectives est de renforcer la vaccination. Pour Mattea Meyer, co-présidente du parti et conseillère nationale (ZH), «il doit être possible de se faire vacciner facilement, que ce soit devant un magasin, une école professionnelle, dans les gares ou les grandes entreprises». Les cantons doivent faire pression en ce sens. Le PS dénonce également le cynisme dont l'UDC fait preuve, jusqu'à son conseiller fédéral Ueli Maurer, en refusant les efforts collectifs visant à augmenter le taux de vaccination. «Nous ne serons protégés que si le virus est contenu à l'échelle mondiale», dit enfin le parti socialiste, qui réclame un renforcement de la solidarité internationale en matière de vaccins. (ATS)
13h03

La meilleure des solutions alternatives

L'extension du certificat Covid est la meilleure de trois options. «C'est le chemin recherché entre deux alternatives inacceptables: la surcharge du système de santé et la réintroduction de fermetures», a indiqué mercredi le ministre de la Santé Alain Berset devant les médias. Le certificat doit nous permettre, durant une phase encore instable, de continuer à vivre normalement ou presque, a précisé le conseiller fédéral. Et de rappeler que les Suisses n'ont presque plus de restrictions depuis quelque temps. Actuellement, la vaccination avance, mais pas assez vite pour empêcher une nouvelle vague d'infection, a continué Alain Berset. «Il y a un pourcentage trop élevé de la population qui n'a pas d'immunité: 2,5 millions de personnes pourraient se faire vacciner et un million d'enfants de moins de 12 ans ne le peuvent pas.» Le virus peut donc circuler assez librement dans plus de trois millions de personnes. Pour protéger les capacités hospitalières et garder le contrôle de la situation, le Conseil fédéral a donc décidé d'étendre le certificat sanitaire. «Son utilisation fonctionne très bien, comme on a pu le voir dans les matchs de foot ou les discothèques», a souligné Alain Berset. (ATS)
12h54

Les milieux du spectacle divisés face au certificat Covid

La Task Force Culture Suisse comme les milieux du théâtre soutiennent du bout des lèvres l'introduction d'un certificat obligatoire pour entrer dans leurs salles. La «privatisation» de la prise en charge des tests dès le mois d'octobre fait, elle, grincer des dents. Ces mesures risquent de peser sur la fréquentation des salles, estime la Tasforce Culture Suisse dans un communiqué mercredi. Après des mois de fermeture et une pandémie qui reprend de la vigueur, le public a déjà du mal à retrouver le chemin des salles de spectacle. La perspective d'une nouvelle fermeture est toutefois crainte davantage que le recours au pass Covid. Selon la même organisation, il s'agit de revoir très régulièrement ces mesures pour que le certificat ne soit en vigueur que le temps nécessaire. Dans ce nouveau cadre, le secteur culturel, qui est aussi malmené par la pandémie que celui de la restauration, a besoin de voir ses soutiens prolongés, plaide la Task Force. Il doit pouvoir notamment «compter sur les indemnisations pour pertes financières jusqu'à fin 2022 au moins.» (ATS)
12h51

Aides toujours en vigueur pour les entreprises

Pour les entreprises, les soutiens comme le chômage partiel, l'allocation pour perte de gain et les aides pour les cas de rigueur dans les cantons restent à disposition. Le parapluie de protection pour les manifestations est en vigueur jusqu'en avril 2022, a poursuivi le conseiller fédéral. A la demande des partenaires sociaux, le Département fédéral de l'économie va mettre en consultation un projet pour prolonger la procédure simplifiée pour le chômage partiel. Cette proposition doit pour permettre une certaine continuité et ne pas amener de nouvelles incertitudes, selon Guy Parmelin. (ATS)
12h50

Guy Parmelin: le certificat Covid pour retrouver plus de normalité

L'obligation du certificat Covid permettra le retour à plus de normalité, a expliqué mercredi le président de la Confédération Guy Parmelin. Les gérants d'établissements publics pourront lever la plupart des mesures sanitaires, comme le port du masque ou la distance. L'objectif de cette mesure est d'empêcher une surcharge des hôpitaux et d'éviter de fermer les commerces, a-t-il rappelé devant les médias. C'est la solution la plus efficace et la plus économique contre la pandémie. Les personnes qui ne sont pas vaccinées pourront continuer à accéder aux lieux publics avec des tests qui seront payants dès le 1er octobre, a ajouté Guy Parmelin. Le masque restera obligatoire dans les transports publics et le commerce de détail. Ce sont des mesures contraignantes, a reconnu le ministre de l'Economie. Mais le Conseil fédéral estime que c'est la voie la plus efficace pour sortir de la crise. (ATS)
12h46
Eviter les fermetures
«Le but est de ne pas réintroduire de fermetures», s'exclame Alain Berset lors de la conférence de presse.
Source:
12h43

Certificat étendu aux personnes vaccinées à l’étranger

Le Conseil fédéral propose d'étendre l'accès au certificat Covid pour les personnes vaccinées à l'étranger. Celles qui ont été vaccinées avec un produit reconnu par l'Agence européenne des médicaments et qui ont leur domicile en Suisse ou qui veulent entrer en Suisse pourront obtenir un certificat suisse. Actuellement, seuls les certificats des pays qui ont adhéré au certificat Covid numérique de l'UE sont compatibles avec le système suisse. La consultation dure jusqu'au 14 septembre. (ATS)
12h41

Un test Covid négatif pour entrer en Suisse

Les vacanciers non vaccinés ou non guéris du Covid-19 qui veulent entrer en Suisse devront présenter patte blanche. Le Conseil fédéral veut introduire dès le 20 septembre l'obligation de présenter un test négatif. En prévision des vacances d'automne, il veut rapidement identifier et isoler les personnes qui se sont infectées avec le virus. Deux variantes ont été mises en consultation mercredi jusqu'au 14 septembre. La première mise sur des tests répétitifs. Les voyageurs non immunisés et non vaccinés devront présenter un test négatif à leur entrée en Suisse, et ce peu importe leur provenance. Après quatre à maximum sept jours, ils devront se soumettre à un second test en Suisse. Le résultat devra être transmis au canton. Les frais seront à la charge des voyageurs. La deuxième variante mise en consultation prévoit, à la place d'un deuxième test, une quarantaine de dix jours. Cette dernière pourra être écourtée après sept jours sur présentation d'un test négatif. Amendes Dans les deux cas, les vacanciers devront remplir le formulaire de voyage passenger locator form. Celui-ci sera exigé pour toute entrée sur le territoire, que ce soit en voiture, en train, en avion, en bateau, en vélo ou à pied. Seuls les frontaliers, les enfants de moins de seize ans, les passagers en transit et au transit de marchandises seront exemptés. Afin de faire respecter les règles, les contrôles seront intensifiés. Des amendes pourront être prononcées. (ATS)
12h36

Précisions dans le cadre professionnel

L'utilisation du certificat dans le cadre professionnel a encore été précisée. Les employeurs pourront exiger un pass sanitaire, mais seulement si cela leur permet de définir les mesures de protection adaptées ou de mettre en oeuvre un plan de dépistage. Si un employeur demande un test à ses employés, il devra le payer de sa poche. Seuls les tests répétitifs sont pris en charge par la Confédération. Les employés devront être consultés au préalable, et l'utilisation du certificat et des mesures en découlant devront être documentées par écrit. Dans la mesure du possible, les employeurs devront opter pour la version «light» du passe. Les cantons et les hautes écoles pourront également exiger le sésame sanitaire pour les étudiants en bachelor ou master. Les limitations d'occupation des salles pourront alors être levées. Les mesures sanitaires, à l'image du port du masque, pourront en outre tomber lors des événements où le certificat est exigé. (ATS)
12h35

Amendes introduites

Le sésame sanitaire sera en revanche exigé pour tous les événements en intérieur, comme les concerts, les pièces de théâtre ou les mariages dans les lieux publics. A l'extérieur, il sera demandé pour les manifestations de plus de 1000 personnes. Musées, centres de fitness, casinos et autres centres de loisirs, devront aussi se soumettre à la nouvelle mesure. Les restaurateurs et gérants de bars devront exiger le certificat dans leurs salles fermées, mais pas sur leurs terrasses. Les établissements de restauration dans les zones de transit des aéroports et les cuisines populaires resteront eux accessibles à tous. Des sanctions ont été introduites en cas de non-respect des mesures. Un client sans certificat devra débourser 100 francs. Les établissements ou organisateurs fautifs seront punis d'une amende, voire d'une fermeture. Les cantons sont responsables des contrôles. (ATS)
12h34

Une extension dans l'air depuis deux semaines

L'extension du certificat Covid était dans l'air depuis deux semaines. Elle sera réalité dès lundi. Les Suisses devront présenter le fameux sésame, s'ils veulent manger à l'intérieur d'un restaurant, aller au musée ou encore participer à un concert. Alain Berset avait présenté la mesure comme préventive et hypothétique. Il s'agissait avant tout d'être prêt en cas de besoin, avait assuré fin août le ministre de la Santé. Après avoir temporisé la semaine dernière, le Conseil fédéral a finalement adopté mercredi l'extension du pass sanitaire. La circulation du virus a connu une légère augmentation depuis quelques jours, pointe-t-il dans un communiqué. Une hausse rapide des hospitalisations et une surcharge du système de santé ne peuvent être exclues à l'approche de l'automne. D'autant plus qu'une part importante de la population n'est pas encore immunisée. L'extension du certificat Covid pour les plus de 16 ans doit éviter une telle situation. Elle vise également à lutter contre la propagation du virus sans fermer des établissements ou interdire des activités. Valable jusqu'au 24 janvier, la mesure pourra être levée plus tôt si la situation s'améliore. (ATS)
12h30

Le Conseil fédéral étend le certificat Covid aux restaurants et aux cinémas

Le Conseil fédéral a décidé mercredi de rendre obligatoire le pass sanitaire à l’ensemble des lieux publics fermés, dès lundi prochain. Cette extension est limitée au 24 janvier 2022. Sont notamment concernés les restaurants, cinémas, fitness et musées. Sans oublier les piscines et les salles de concert. Jusqu’à présent, le certificat Covid n’est obligatoire que dans les grandes manifestations et les discothèques. Cette obligation ne concerne pas les moins de 16 ans. Concernant les universités, qui feront bientôt leur rentrée, le gouvernement n’a pris aucune décision. Rendre le certificat obligatoire relève de la compétence des cantons et des hautes écoles, selon lui. Il en va de même pour les entreprises que pour les universités. «Les employeurs peuvent intégrer le certificat dans leur plan de protection à certaines conditions et après consultation du personnel», écrit le Conseil fédéral. Au plan privé, il faudra se doter d’un certificat Covid pour pratiquer du sport ou de la musique. Dans ces deux domaines, les sept Sages ont toutefois énoncé des exceptions. Ainsi, pas besoin de ce papier pour pratiquer ces activités si le groupe comprend moins de 30 personnes. La même règle s’applique, avec un seuil de 50 individus, pour les célébrations religieuses, les réunions politiques et les groupes d’entraide. «Le certificat Covid est disponible pour les personnes vaccinées, guéries ou ayant un résultat de test négatif, sous forme papier ou sur une application», rappelle encore le gouvernement. Dès octobre, les tests sans symptômes, dits de confort, seront rendus payants. Cette extension du pass sanitaire pourrait devenir caduque si le peuple accepte, le 28 novembre prochain, le référendum sur la loi Covid-19. Pour rappel, le 13 juin dernier, les Suisses ont refusé un premier référendum sur cette législation. Maude Bonvin
12h12

la conférence de presse du Conseil fédéral en vidéo

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12h02

La Suisse compte 3550 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte mercredi 3550 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'OFSP. On déplore sept décès supplémentaires et 53 malades ont été hospitalisés. Durant les dernières 24 heures, les résultats de 34.828 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 10,19%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 35.424, soit 409,77 nouvelles infections pour 100.000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,10. Les patients Covid-19 occupent 33,3,% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 78,70%. (ATS)
10h37

Une extension du pass sanitaire?

Au vu de la situation épidémiologique en Suisse, où le taux d'incidence est le plus élevé d’Europe, le Conseil fédéral pourrait décider ce mercredi d’étendre le recours au certificat Covid aux loisirs d’intérieur, restaurants, cinémas ou encore musées, comme il l’avait évoqué le 25 août. Le gouvernement avait temporisé, mercredi dernier, cette extension. En rappelant toutefois qu’il pourrait y recourir à tout moment pour éviter une surcharge des hôpitaux. Cette extension du pass sanitaire avait reçu un bon accueil en consultation, hormis parmi les acteurs des secteurs concernés, comme Gastrosuisse.
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10h24

Un quart de la population pâtirait de l'extension du certificat

Actuellement, les personnes ayant reçu une première dose du vaccin et les jeunes de moins de 16 ans représentent trois quarts de la population, a indiqué mardi Marius Brülhart de la Task force scientifique. L'extension du certificat Covid serait donc un obstacle pour un quart de la population. L'extension du pass sanitaire pour les salles des restaurants et les loisirs d'intérieur a été mise en consultation. Mais le Conseil fédéral n'a pas encore décidé d'une date d'entrée en vigueur. Selon Marius Brülhart, il faut une bonne pesée d'intérêt entre les effets positifs et négatifs d'une telle extension. Certaines personnes devront affronter des obstacles supplémentaires pour accéder à leurs loisirs, alors que d'autres se sentiront plus en sécurité. (ATS)
10h19

La Suisse a le taux d'incidence le plus élevé d'Europe

La situation épidémiologique est tendue, mais pas encore catastrophique. La vaccination doit être accélérée pour éviter une surcharge du système de santé, selon les experts scientifiques. La Suisse est le pays d'Europe où le taux d'incidence est le plus élevé après la Grande-Bretagne, a pointé mardi Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle des infections de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), devant les médias. Il se situe à 400 pour 100.000 habitants sur 14 jours. Si les nouvelles hospitalisations diminuent, les décès continuent de lentement augmenter. Et les soins intensifs restent fortement sollicités: 84% des lits certifiés en soins intensifs sont occupés, dont 42% par des patients Covid. Certaines régions sont plus surchargées que d'autres, a précisé Andreas Stettbacher, délégué du Conseil fédéral pour le Service sanitaire coordonné. La situation est critique à Berne, Zurich, Genève et en Thurgovie. (ATS)
10h18

Rapatriements en vue

La situation tendue dans les unités de soins intensifs complique le retour des quatre-vingt malades atteints du Covid-19 en attente d'un rapatriement. Environ 10% d'entre eux doivent être évacués d'urgence. Ils devraient l'être dans l'espace d'une semaine. Les autres pourraient devoir prendre leur mal en patience. Les cantons sont responsables de leur répartition dans les lits disponibles en soins intensifs. Faute de place, une instance de coordination pourra les soutenir.
10h17

Le cancre européen

Avec le variant delta, les patients hospitalisés sont toujours plus jeunes et sans forcément de facteurs à risque. «Personne n'est à l'abri d'une hospitalisation», a souligné Virginie Masserey. La majorité de ces hospitalisations sont évitables, a-t-elle continué, rappelant que 90% des patients hospitalisés ne sont pas vaccinés. Les mesures sanitaires, comme le port du masque, le respect de la distance, l'aération des locaux ou encore le dépistage, permettent de freiner l'épidémie, a concédé la présidente de la Task force scientifique Tanja Stadler. Mais aucune n'est aussi efficace que la vaccination. Le tempo de la vaccination doit être accéléré, a-t-elle estimé. A la vitesse actuelle, la Suisse n'atteindra le taux de vaccination de la France, de l'Italie ou de la Grande-Bretagne qu'à Noël. Et celui du Portugal qu'au début du printemps.
10h11
Pas encore de troisième dose
Berne ne recommande toujours pas de troisième dose, a indiqué Tanja Stadler. Les études ne sont pas encore unanimes sur sa nécessité ou son utilité.
Source: ATS
10h10

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