La Bourse suisse met un terme à la tendance négative de la semaine écoulée

Le SMI a fini en hausse de 0,33% à 10'485,91 points, son plus haut du jour et après un plus bas à 10'392,10. Le SLI a gagné 0,14% à 1612,60 points et le SPI 0,33% à 13'504,20 points.

Sur les 30 du SLI, 16 ont progressé et 14 reculé.

La Bourse suisse a terminé dans le vert lundi. Après un plus bas du jour juste après l'ouverture et sous la barre des 10'400 points, le SMI a petit à petit regagné du terrain et s'est rapproché de la barre des 10'500 points sur la fin. La prudence reste de mise pour les investisseurs après les récentes décisions de politique monétaire de banques centrales, celle des Etats-Unis et celle de Suisse en particulier.

Jour férié aux Etats-Unis (Emancipation Day ou Freedom Day), Wall Street était fermée.

Le SMI a fini en hausse de 0,33% à 10'485,91 points, son plus haut du jour et après un plus bas à 10'392,10. Le SLI a gagné 0,14% à 1612,60 points et le SPI 0,33% à 13'504,20 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 16 ont progressé et 14 reculé.

AMS Osram (+2,2%) précède SGS (+2,1%) et Swisscom (+1,7%) sur le podium du jour.

Le géant genevois de l'inspection et de la certification a annoncé son intention de débuter un nouveau programme de rachat d'actions, d'un volume maximal de 250 millions de francs. Dès mardi, les titres seront rachetés sur une seconde ligne de négoce à la Bourse suisse. L'échéance sera le 30 décembre prochain au plus tard.

Aux bancaires, Credit Suisse (+1,6%) et UBS (+1,2%) ont terminé dans le haut du tableau des gagnants, alors que Julius Bär (-0,9%) a perdu du terrain.

La banque aux deux voiles doit faire face à une plainte de l'oligarque russe Vitaly Malkin, qui poursuit l'établissement pour des pertes de 500 millions de francs, provoquées par un conseiller financier de la banque licencié en 2015 et condamné en 2018, selon la SonntagsZeitung.

Dans le cadre d'une analyse sectorielle, la Deutsche Bank a réduit les objectifs de cours des trois banques helvétiques tout en confirmant "Buy" pour UBS et Julius Bär et "hold" pour Credit Suisse. Dans le contexte actuellement difficile pour les banques, une bonne gouvernance joue un rôle déterminant, a souligné l'analyste. Des trois grandes banques suisses, Credit Suisse semble la moins bien positionnée. Ses activités de gestion de fortune offrent malgré tout de bonnes perspectives. Le titre UBS reste toutefois le favori de l'expert.

Les poids lourd pharma Novartis (+0,8%), Nestlé (+0,7%) et Roche (+0,4%) ont soutenu l'indice.

Soupçonnant Novartis d'avoir écoulé ses médicaments à des prix exagérément élevés en Grèce grâce à des pots-de-vin, le ministre hellène de la santé a réclamé 214 millions d'euros de dommages et intérêts au géant bâlois. Aux Etats-Unis, l'entreprise avait accepté de verser environ 336 millions de dollars pour arrêter les poursuites pour des faits similaires.

Filiale nippone de Roche, Chugai, a décroché sur son marché d'origine une extension d'indication pour "son" traitement contre l'hémophilie Hemlibra (emicizumab).

Geberit (-2,5%) et Sika (-2,2%) se sont disputé la lanterne rouge du jour. Partners Group (-1,7%) complète le trio des plus gros perdants.

ABB (-1,3%) a annoncé le report de la cotation en Bourse (IPO) de sa division E-mobility, dédiée à la mobilité électrique. L'opération devait initialement se dérouler avant fin juin, mais le conglomérat électrotechnique considère les conditions de marché actuelles trop difficiles.

Sur le marché élargi, Valora (+5,9%) a annoncé l'extension de sa collaboration avec Oel-Pool, avec la reprise de 71 magasins de stations-services. Cela devrait permettre au groupe de porter sa présence dans les points de vente d'hydrocarbures en Suisse à plus de 170 magasins d'ici fin 2023, pour un chiffre d'affaires annuel estimé à plus de 300 millions de francs. (awp)

Commentaires