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L’essor de la finance durable soulève des questions

L’attractivité des actifs verts et responsables ne faiblit pas. Si les chiffres publiés jeudi par SSF sont positifs, ils sont à relativiser car tous les placements ne financent pas vraiment la transition climatique.

Keystone
Les investissements à thématiques durables – dans l’énergie, l’eau ou la cleantech par exemple – affichent la plus forte croissance en 2021 (+157%). Ils atteignent un volume de 191 milliards de francs. Un score marginal par rapport aux approches par intégration de critères ESG (1330 milliards) ou par exclusions (1438 milliards).
La courbe n’est pas exponentielle mais reste impressionnante. En dix ans, le marché suisse de l’investissement durable a été multiplié par presque 50. De 41,2 milliards de francs en 2011, la totalité des avoirs verts du pays – ceux qui respectent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) – a gonflé à 1982,7 milliards en 2021. Et la dernière étude de la faîtière Swiss Sustainable Finance (SSF), publiée jeudi, montre que l’engouement ne faiblit pas. Ce segment a bondi ...

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