Les indices de la Bourse suisse entament la semaine sur une note positive 

Le SMI a gagné 0,39% à 11'171,74 points, plus haut à 11'188,98 et plus bas à 11'104,00. Le SLI a progressé de 0,16% à 1741,76 points et le SPI de 0,42% à 14'502,62 points.

Le podium du jour se compose de Givaudan (+2,0%), Sika (+1,8%) et VAT (+1,3%).

La Bourse suisse a terminé en hausse lundi. Le SMI a évolué en vert durant la plus grande partie de la séance, avec juste un bref passage au rouge dans le sillage de l'annonce de la forte baisse de l'activité manufacturière dans la région de New York en août.

A New York, Wall Street évoluait en ordre dispersé en matinée, après une ouverture négative. De mauvais indicateurs chinois et américain, qui témoignent d'un ralentissement économique prononcé, pesaient sur l'ambiance.

Les investisseurs ont fraîchement accueilli la chute de l'indice d'activité manufacturière de la région de New York, qui est ressorti en nette contraction en août, à -31,3, alors que les économistes prévoyaient une expansion de 5 points.

«C'était assez spectaculaire», a commenté Karl Haeling, de LBBW, «mais la baisse» des indices «était déjà inscrite» avant la publication de cet indicateur, a-t-il souligné.

La Chine a publié une série de mauvais chiffres, indiquant une moindre croissance de la production industrielle, des ventes de détail et de l'investissement.

«Ce ralentissement confirme l'hypothèse selon laquelle les bons chiffres de mai et juin correspondaient au rebond de la réouverture (après les confinements liés au Covid-19) et que désormais (...) les usines chinoises vont, de nouveau, tourner au ralenti», a commenté Craig Botham, de Pantheon Macroeconomics.

En Suisse, les prix à la production et à l'importation (PPI) ont reculé en juillet sur un mois, première baisse en sept mois pour cet indice, la dernière datant de décembre 2021. Comparé au mois précédent, cet indicateur a baissé de 0,1% à 109,7 points. Sur un an, le PPI a par contre bondi de 6,3%.

Le SMI a terminé sur un gain de 0,39% à 11'171,74 points, avec un plus haut à 11'188,98 et un plus bas à 11'104,00. Le SLI a progressé de 0,16% à 1741,76 points et le SPI de 0,42% à 14'502,62 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 17 ont progressé, 13 reculé et Temenos a fini inchangé.

Le podium du jour se compose de Givaudan (+2,0%), Sika (+1,8%) et VAT (+1,3%).

Straumann (+0,8%) publie ses résultats semestriels mardi. Les analystes tablent sur un chiffre d'affaires de 1,16 milliard de francs et un Ebit de base de 315 millions. En dépit des incertitudes autour de la demande des consommateurs, plusieurs d'entre eux anticipent un relèvement des ambitions annuelles.

Les poids lourds Roche et Nestlé (chacun +0,9%) et Novartis (+0,4%) ont soutenu l'indice.

Novartis a essuyé un nouvel échec avec son traitement en développement canakinumab (ACZ885) contre le cancer du poumon non à petites cellules. L'étude clinique de phase III Canopy-A n'a pas atteint l'objectif primaire d'une survie du patient sans progression de la maladie chez les adultes atteints de la forme II-IIIA et IIIB de cette maladie.

Zurich (-1,9%) a fini lanterne rouge, derrière Adecco et Swatch (chacun -1,5%).

Après les résultats semestriels de la semaine passée, trois analystes ont revu leur modèle pour Zurich. Deux ont relevé l'objectif de cours et un l'a abaissé avec des recommandations entre «hold» et «equal weight». L'un d'entre eux a relevé que le programme de rachat d'actions annoncé à hauteur de 1,8 milliard de francs, un ratio de solvabilité (SST) de 262% et une performance opérationnelle supérieure aux attentes du marché ont de quoi susciter l'enthousiasme. Mais, même s'il ne voit que peu de catalyseurs pour une évolution baissière, l'expert estime la valorisation actuelle relativement élevée.

A l'inverse de Swatch, Richemont (+0,1%) a grignoté un peu de terrain. Le géant genevois du luxe a réitéré son opposition aux exigences du fonds activiste Bluebell Capital Partners. Le géant du luxe recommande à ses actionnaires de ne pas élire le représentant du fonds londonien lors de son assemblée générale du 7 septembre.

Les bancaires Credit Suisse (-1,1%), Julius Bär (-1,0%) et UBS (-0,3%) ont perdu du terrain.

Sur le marché élargi, Baloise (-1,2%) a annoncé la vente d'un ancien portefeuille d'assurance responsabilité civile hospitalière en Allemagne. Le portefeuille est clos aux nouvelles affaires depuis 2018. Les détails financiers ne sont pas dévoilés.

Orascom Development Egypt (ODE), filiale égyptienne d'Orascom (stable), a fait état de résultats semestriels en nette hausse sur un an, à la faveur de l'accélération des activités de construction.

Elma (stable) a bouclé les six premiers mois de l'année sur un chiffre d'affaires à peu près stable. L'entreprise zurichoise est parvenue à se maintenir dans le vert et a même comblé près du tiers de sa dette.

Schaffner (stable) a partiellement ajusté ses objectifs financiers pour l'ensemble de l'année, le groupe se disant plus fortement affecté qu'initialement prévu par les confinements sanitaires en Chine.

IVF Hartmann (+6,2%) a augmenté ses recettes au premier semestre, tout en faisant décoller sa rentabilité.

Addex (+15,4%) a annoncé étendre sa collaboration avec Indivior dans la recherche sur les modulateurs allostériques positifs (PAM) des récepteurs GABAB pour les troubles liés à a consommation de substances psychoactives. (AWP)

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