Nouvelles baisses de production chez Volkswagen

Le géant automobile allemand va à nouveau réduire sa production au retour des congés annuels en raison de la pénurie internationale de semi-conducteurs.

Le géant automobile allemand Volkswagen va à nouveau réduire sa production au retour des congés annuels en raison de la pénurie internationale de semi-conducteurs, a-t-il indiqué vendredi.

La plus grande usine du groupe, le site historique à Wolfsburg, "ne peut reprendre que de manière limitée après les congés annuels et doit à nouveau adapter son fonctionnement à la situation d'approvisionnement" en puces qui "restera volatile et tendue au troisième trimestre" a expliqué un porte-parole.

La semaine du 23 août, seule l'équipe du matin y produira des véhicules tandis que les autres seront au chômage partiel.

Chez la filiale Audi, très rentable, la reprise de production sera décalée d'une semaine dans deux usines allemandes.

De nouvelles hausses des contaminations de Covid-19, "notamment en Malaisie", entraînent "de nouvelles fermetures d'usines chez d'importants producteurs", ajoute-t-il dans un communiqué.

Volkswagen compte toutefois "rattraper les retards de production au deuxième semestre".

Le patron Herbert Diess avait indiqué fin juillet qu'un "nombre à six chiffres", soit au moins 100.000 voitures, ne pouvaient pas être fabriquées en raison de la pénurie.

Signe de l'impact durable et profond des problèmes d'approvisionnement, qui découlent de la pandémie de Covid-19, le géant Toyota s'apprête à réduire sa production mondiale en septembre de 40% par rapport à ce qu'il avait prévu.

Le groupe japonais avait cependant su plutôt bien gérer jusqu'ici le manque de semi-conducteurs, qui a ralenti ou temporairement arrêté la production sur plusieurs continents ces derniers mois, notamment aux Etats-Unis ou en France.

En Allemagne, BMW et Daimler étaient également concernés par le chômage partiel. Le fabricant des Mercedes-Benz a dû réduire la production dans plusieurs usines cette semaine.

En parallèle, le patron d'Infineon, producteur allemand de ces pièces électroniques convoitées, "va" augmenter ou "a déjà augmenté les prix".

"Nos coûts ont énormément augmenté car nous ne produisons pas tous les semi-conducteurs nous-mêmes, et nous devons répercuter ces frais", a détaillé Reinhard Ploss dans un entretien au journal Wirtschaftswoche. (afp)

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