Innergia convainc de nouvelles communes de se lancer dans la transition énergétique

[VIDÉO] Le directeur d'Innergia est l’invité de «Be to B», l’émission réalisée par LFM TV et «L’Agefi».

Media One

L’invité: Frédéric James Gentizon

Sa fonction: CEO

Son entreprise: Innergia

🔴 Après Rossinière il y a une année, Innergia annonce signer une convention de collaboration avec six autres communes d'ici la fin de l'année. La société vaudoise les accompagnera dans leur transition énergétique, indique dans «Be to B» son directeur et fondateur Frédéric James Gentizon. En 2023, il attaquera le marché de la Suisse alémanique.

🔴 Créée en 2018, Innergia emploie aujourd’hui une quinzaine d’employés. Elle propose aux quelque 1370 municipalités suisses de moins de 10.000 habitants de monter un projet de décarbonation de leur énergie. Ce projet utilise des ressources locales et comprend un financement par des caisses de pension suisses via une plateforme de Vontobel. Une véritable «économie circulaire», comme le résume celui qui se fait appeler par son deuxième prénom.

🔴 Longtemps entrepreneur dans l’informatique, ce qui l’a amené à collaborer avec Bill Gates dans les années 1990, James Gentizon souhaite s’engager pour décarboner l’économie. Le Vaudois dénonce «un système oligopolistique au niveau de la production d’électricité». Raison pour laquelle il ambitionne de redonner le pouvoir aux communes afin qu’elles produisent leur propre courant et qu’elles en contrôlent le coût.

🔴 La décentralisation prônée par Innergia permettra de construire des éoliennes «en quelques années seulement», assure James Gentizon. Pourtant, certains projets prennent jusqu’à un quart de siècle, comme celui à Sainte-Croix. Aujourd’hui, les communes «n’ont aucun intérêt à le faire, parce qu’elles n’en profitent qu’à moitié», constate-t-il. Au contraire de son projet directement géré localement, et non «par un gros énergéticien suisse avec des fonds allemands».

🔴 En août dernier, la société de Payerne a reçu le soutien d’André Hoffmann. Avec ses enfants, le vice-président de Roche et proche du WWF apporte de «la stabilité financière», se réjouit James Gentizon. Innergia est désormais contrôlée à 80% par les deux familles.

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Frédéric Lelièvre