Hilti voit son bénéfice fondre après huit mois

Le spécialiste de l'outillage professionnel Hilti fait part d'un bénéfice fortement malmené sur huit mois, en chute de près de 40%.

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L'année en cours est «exceptionnellement exigeante» pour Hilti, a résumé le directeur général Christoph Loos.

Le groupe liechtensteinois a vu son chiffre d'affaires progresser de 6,1% de janvier à fin août, à 4,1 milliard de francs, selon le communiqué de vendredi. En devises locales, la hausse atteint 9,1%, la plus forte contribution venant de la région Amériques (+15,8%), largement devant l'Europe (+7,5%), l'Asie/Pacifique (+6,7%) ainsi que l'Europe de l'est, le Moyen-Orient et l'Afrique (+3,0%).

Le résultat d'exploitation a fondu de 36,1% à 392 millions, sous le poids des difficultés des chaînes d'approvisionnement, de la guerre en Ukraine, des effets de change négatifs et d'investissements dans l'activité logiciels, égrène le document.

Le bénéfice net a reculé de 38,6% à 286 millions. Les flux de trésorerie libres (hors acquisitions) sont tombés dans le rouge à -189 millions, à comparer avec 226 millions un an plus tôt. La rentabilité du capital investi s'est dégradée à 12,0% après 18,7%.

Dans le même temps, les dépenses en recherche et développement se sont accrues de 11,4% à 265 millions et les effectifs ont grimpé de 6,2% à 32'166 employés.

L'année en cours est «exceptionnellement exigeante» pour Hilti, a résumé le directeur général Christoph Loos, cité dans le document. «Nous faisons des efforts massifs pour limiter la baisse de nos marges causée par les énormes augmentation de coûts dans notre chaîne d'approvisionnement», a-t-il ajouté, tout en mettant en avant le lancement «réussi» de la plateforme de batterie Nuron en Europe.

Le groupe table sur une amélioration de 10% de sa croissance en monnaies locales ainsi que sur un recul de moins de 15% du bénéfice net. «Cela correspond à notre niveau de bénéfice pré-corona de 2019 avant les investissements dans les logiciels», a précisé le patron.

Hilti s'attend à l'avenir à un affaiblissement de la dynamique sur le marché mondial de la construction. Il se dit en mesure de faire face «à ces défis» grâce à une situation financière jugée saine et «à la perspective à long terme de notre actionnaire». (AWP)

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