Encore environ 25 autres cas

Si Raoul Weil en a désormais terminé avec la justice américaine, d’autres banquiers suisses, certes moins connus, demeurent dans le viseur des Etats-Unis. Selon l’Association suisse des employés de banques (ASEB), environ 25 personnes sont concernées.Président central de l’association, Peter-René Wyder avait évoqué ce chiffre il y a un an à la télévision alémanique SRF. Il avait aussi relevé pour le compte de swissinfo.ch que l’affaire Weil ne représentait que la partie immergée de l’iceberg....

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Si Raoul Weil en a désormais terminé avec la justice américaine, d’autres banquiers suisses, certes moins connus, demeurent dans le viseur des Etats-Unis. Selon l’Association suisse des employés de banques (ASEB), environ 25 personnes sont concernées.

Président central de l’association, Peter-René Wyder avait évoqué ce chiffre il y a un an à la télévision alémanique SRF. Il avait aussi relevé pour le compte de swissinfo.ch que l’affaire Weil ne représentait que la partie immergée de l’iceberg.

Il est certain qu’au total moins de 100 banquiers suisses sont visés, avait pour sa part déclaré à mi-octobre, Denise Chervet, la directrice de l’ASEB, interrogée par l’ats. La majorité de ces employés n’exerce pas de fonctions dirigeantes et dans la plupart des cas, les médias suisses n’ont pas révélé leur identité.

D’autres acteurs sont eux mieux connus du grand public, à commencer par l’Américain Bradley Birkenfeld. L’ancien collaborateur d’UBS a mis à en pleine lumière le conflit fiscal entre la Suisse et les Etats-Unis.

Outre M. Birkenfeld, au moins trois autres ex-collaborateurs d’UBS ont été condamnés. L’un d’eux, Martin Lack, qui avait exercé des responsabilités au niveau des affaires nord-américaines du numéro un bancaire suisse, a été jugé coupable d’aide à l’évasion fiscale pour des actes intervenus plus tard, alors qu’il travaillait en tant que conseiller indépendant.

Des banquiers suisses ont aussi été inquiétés par la justice dans d’autres pays. Récemment, une procédure a été ouverte en Belgique à l’encontre du responsable de la filiale d’UBS dans le Plat pays. Il lui est reproché d’être impliqué dans une affaire de fraude fiscale portant sur plusieurs milliards d’euros.

Plus généralement, les banques helvétiques ont livré aux autorités américaines plus de 1000 noms d’employés. Selon Washington, ce processus vise uniquement à obtenir des informations concernant des citoyens des Etats-Unis qui auraient fraudé le fisc et non en vue de poursuivre ces employés, avait indiqué Mme Charvet. – (ats)