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Article éditorial

La Suisse mérite un meilleur débat sur le cloud

Le choix de la Confédération de s'appuyer sur des fournisseurs étrangers présente de réels avantages, mais il pose aussi de vraies questions.

Keystone
L’appel d’offres, remporté par cinq mastodontes du web, exigeait des centres de données sur trois continents et une longue liste de services, dont l’usage n’était pas clairement explicité.
Face à la fronde soulevée par l’attribution du cloud public à des acteurs étrangers, la tentation est grande de simplifier la situation avec le stéréotype de David contre Goliath. Ou en l’occurrence de Guillaume Tell (les prestataires locaux lésés d’une manne de 110 millions de francs) contre le bailli impérial (les géants du web chinois et américains). Vu l’importance stratégique de ce choix, et de ceux qui seront posés par la suite dans la gestion des données étatiques, davantage de subtili...

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