vendredi 24 octobre 2014 // 18:06

Ne pas (déjà) s’attendre à un rally d’été

mardi, 02.04.2013

Levi-sergio mutemba

Un sondage Reuters suggère que les investisseurs sont majoritairement persuadés que l’Espagne et la Slovénie auront bientôt recours à l’aide des institutions européennes.

La contraction du PIB dans la zone euro se poursuit. Les banques, espagnoles en particulier, ne sont toujours pas parvenues au terme de leur processus d’assainissement. Au moment où les économies sous-jacentes ont cruellement besoin de crédits pour stopper l’effrayante progression du chômage.

La recherche de Rabobank International entrevoit d’imminents bail-ins dans la péninsule ibérique. C’est-à-dire des sauvetages impliquant des haircuts sur les créances des investisseurs privés plutôt que des bail-outs financés par les contribuables. Comment pourrait-il en être autrement? Quand les Etats n’ont plus de moyens, le secteur privé est sollicité pour prendre le relais. Chypre renvoie en outre aux «bond vigilantes» sur la dette publique de Slovénie. Les rendements des obligations d’Etat à deux ans ont temporairement dépassé la barre psychologique des 7%. Les ramenant à des niveaux supérieures à ceux de la dette de long terme (conundrum). Le 6 juin, la Slovénie devra lever près d’un milliard d’euros à court terme. Ce qui, aux yeux de nombreux commentateurs, relève pour l’instant de l’utopie. Il ne faut pas s’attendre à un rally d’été sur les marchés actions. Les pessimistes – c’est un euphémisme – s’attendent toujours à une grande déflation. Il recommandent de sortir des actions. De quoi entretenir la perplexité. Le S&P 500 n’est pas le Dax. Les Etats-Unis, contrairement à l’Allemagne, n’ont à sauver personne. Contrairement au Japon, les Américains ne sont pas vieux. Et contrairement à la BCE, la Fed n’a de comptes à rendre qu’à Washington. Enfin, ce sont les Etats qui paraissent en faillite. Pas les entreprises.

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