samedi 01 novembre 2014 // 03:23

Les chiffres sur l’aversion au risque

mercredi, 10.04.2013

Levi-sergio mutemba

Il semble que les investisseurs n’aient pas attendu la crise chypriote pour modérer leur exposition aux marchés actions. Dès les premiers mois de l’année, les volumes de négoce se sont contractés de manière significative. Le fournisseur de statistiques financières Markit évoque l’activité de trading du Cash & Equity de la clientèle des grandes banques européennes depuis le début de l’année: les investisseurs tactiques ont été beaucoup moins actifs que lors des trois premiers mois de l’année précédente. Ce qui explique le faible niveau de volatilité implicite (16,8% en moyenne sur la période), réduisant les occasions d’arbitrage. Le négoce sur actions a baissé de plus de 5% par rapport au premier trimestre 2012.

Les volumes relatifs aux rééquilibrages indiciels des portefeuilles ont en revanche augmenté de près de 2,5%% (contre 0,5%). Pas suffisamment pour compenser le recul du trading, ce qui semble indiquer que les rebalancements ont été plutôt baissiers. Pour mémoire, en cas de forte hausse ou de forte baisse des actifs financiers, un portefeuille peut se trouver déséquilibré par rapport à sa cible ou à son objectif de rendement. Ce qui amène régulièrement les investisseurs à procéder à des rééquilibrages de portefeuille.

Ces développements coïncident en outre avec une progression significative du trading d’actifs libellés en franc. Signe probable d’une réduction éventuelle d’actions d’exportateurs suisses, qui pourraient être pénalisés (comme lors de la crise souveraine) par un afflux massif de capitaux vers les emprunts de la Confédération. Il apparaît en effet que les secteurs et régions les plus négociés ce trimestre sont les «biens personnels suisses» et le secteur bancaire.

Le négoce de ces biens personnels a augmenté de 34%, les titres bancaires de 20% contre une hausse de 14% pour le négoce portant sur le secteur bancaire britannique. A noter le secteur bancaire scandinave, actuellement sous pression après les multiples avertissements des agences de notation quant à une bulle immobilière dans le nord de l’Europe. Leur volume de négoce a augmenté de plus de 35%.

Paradoxalement, la première banque de Suisse, UBS, a le plus bénéficié de la tendance, progressant de deux places au rang des institutions ayant enregistré les plus importants volumes d’ordres de la part des clients européens. UBS figure ainsi en troisième position du classement derrière Bank of America, qui gagne quatre places, et l’établissement américain Morgan Stanley, qui conserve la première.

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