mardi 29 juillet 2014 // 14:43

L’atonie des nouvelles cotations

vendredi, 12.04.2013

Philippe rey

Indépendamment de l’incertitude liée à l’application de la nouvelle loi Minder sur l’attractivité présente et future du marché suisse des actions, il faut constater qu’aucun projet de nouvelle cotation ne s’est encore concrétisé cette année. Alors que l’on parle depuis longtemps d’un pipeline de candidats potentiels. Les IPO se multiplient en principe dans un environnement aussi haussier. Une variante pour les investisseurs consiste dans des participations non cotées ou privées (private equity). Les IPO réalisés ces dernières années proviennent de la vente partielle de participation des actionnaires familiaux ou de financiers actifs dans le capital développement.

Mais comment expliquer cette atonie? Le marché des actions, bien entendu, ne représente pas la seule possibilité de financement du développement des entreprises. Il existe un marché actif entre sociétés de private equity, sans parler les acquisitions stratégiques (par d’autres entreprises). L’économie a cependant tout à gagner des introductions en bourse. Les entreprises bien gérées en bénéficient et en font profiter leurs actionnaires. D’où la nécessité d’éviter plusieurs écueils: un renforcement inefficace de la réglementation, une imposition trop lourde du capital, des normes comptables compliquées et instantanées ainsi qu’une orientation de plus en plus à court terme d’une majorité d’investisseurs. Il faut au contraire encourager les IPO par des conditions plus simples et incitatives, une imposition qui fait la distinction entre investissement de long terme et spéculation. Et ne pas imposer insidieusement la publication de rapports trimestriels, vorace en temps et en ressources, et qui intensifient les fluctuations des cours à court terme.

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