mardi 23 septembre 2014 // 16:21

La Suisse romande est très en retard

jeudi, 21.02.2013

Christian affolter

Le débat dans les cantons alémaniques devrait faire partie de la discussion des plans d’assainissement des caisses de pension de la fonction publique en Suisse occidentale. S’agissant en particulier de la signification des recours au contribuable pour financer ces opérations. Les caisses de l’administration cantonale de St-Gall s’orientent déjà vers la capitalisation complète (avec un taux technique de 4% toutefois). Elles veulent passer à la primauté de cotisation.

L’employeur paie au maximum 58,6% de la cotisation  pour les tranches d’âge les plus élevées. En juin dernier, les caisses publiques  ont fixé  l’âge de retraite ordinaire à 65 ans (63 ans auparavant). Pour s’adapter au nouveau cadre légal de la Confédération pour les institutions de prévoyance de droit public en capitalisation complète, le canton prévoit de fusionner la caisse des enseignants avec celle du reste de la fonction publique, et de rétablir la couverture complète (actuellement déjà supérieure à 90%).

Les contribuables devraient prendre en charge la majeure partie de l’effort d’assainissement estimé à 300 millions de francs à fin 2013. Un montant relativement modeste comparé aux milliards nécessaires au canton de Genève et au canton de Vaud, seulement pour remplir les exigences de la capitalisation partielle.

Le projet saint-gallois est pourtant lui aussi vivement discuté. La contribution des employés de la fonction publique devrait se monter au minimum à 50 millions, mais il faudrait la porter à un tiers du montant total (100 millions au maximum) selon la commission du Grand Conseil qui a examiné la nouvelle loi. Le projet serait voué à l’échec autrement.

Les employés les plus jeunes de la fonction publique de St-Gall s’alignent déjà sur les cotisations paritaires (et non la formule 2/3 – 1/3).  Un refinancement uniquement avec l’argent du contribuable ferait naître un sentiment d’injustice.

Car beaucoup de citoyens doivent déjà supporter des efforts d’assainissement de leur propre caisse de pension – leur charge liée aux recapitalisations est ainsi doublée, celle des fonctionnaires allégée!

A part quelques franc-tireurs, les partis bourgeois de Suisse romande semblent encore assez loin d’oser faire valoir un tel exemple et de tels arguments.n

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