samedi 25 octobre 2014 // 13:09

La peu rassurante pause d’acquisitions

jeudi, 18.04.2013

Levi-sergio mutemba

Les entreprises suisses sont sur un nuage après la longue phase de croissance externe et d’intégration  qui les a caractérisées. Elles thésaurisent, distribuent des dividendes, semblent préférer le risque de ne plus acquérir à grande échelle dans le monde à celui de réaliser de mauvaises opérations. Priorité à la croissance organique. Vont-elles le regretter un jour?

Les acquisitions permettent en principe d’augmenter plus rapidement,  et surtout de diversifier les sources de revenus. De mieux se prémunir des retombées potentiellement négatives de changements d’orientation de politique économique dans  certaines parties du monde. D’un point de vue macro, c’est aussi le moyen de se doter de coussins d’amortissement en période de crises, celles-ci ayant tendance à renchérir le franc.

Cette attitude contraste assez fortement avec ce que l’on observe au Japon par exemple, qui est comme la Suisse une économie d’exportation. Les entreprises japonaises ont clairement mis les acquisitions au cœur de leur stratégie de croissance (ou de survie). Sont-elles en retard, ou en avance? Les opérations hors Japon ont atteint un record de 110,8 milliards de dollars l’an dernier, soit une hausse de près de 60% par rapport à l’année précédente. Même en excluant le rapprochement entre l’américain Sprint-Nextel et le groupe financier japonais Softbank (35,5 milliards à lui tout seul), la hausse en valeur dépasse les 8%. En Suisse, le nombre de transactions a certes augmenté de 16% au dernier trimestre. Mais sur l’ensemble de l’année dernière, le volume a atteint environ 110 milliards de dollars, soit une baisse de 16% en nombre de transactions. Et encore, la période a été biaisée par la mégafusion entre Glencore et Xstrata, évaluée à près de 50 milliards de dollars.

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