mercredi 20 août 2014 // 22:28

La durabilité d’un enthousiasme

jeudi, 28.03.2013

François schaller

Coïncidence des calendriers: le même jour, Innovaud, antenne d’accès au monde des technologies (trois conseillers à plein temps en innovation), fédérant sept technopôles proches des écoles, était officiellement lancé à Lausanne dans le cadre imposant de l’IMD. C’était hier. Et le très attendu projet Bluefactory était présenté à Fribourg: un cluster d’innovation d’importance nationale au centre-ville, recyclage d’un grand site brassicole en friches, futur catalyseur régional de transfert de technologies. Dans les deux cas

(lire page 7), l’initiative vient du public (économie et formation), elle est réalisée dans un esprit d’étroits partenariats avec le privé. Il s’agit de favoriser le renouvellement de la substance industrielle et de services. Un peu comme des puissances pétrolières investissant dans l’après-pétrole. Par souci de diversification des risques. Au cas où…

Ces deux grands moments de la vie civique et économique peuvent aussi être vus comme une sorte de consécration. Importé des Etats-Unis il y a une génération, à une époque où les technologies américaines de l’information soutenaient la croissance mondiale à elles toutes seules, l’esprit start-up n’est jamais retombé (contrairement à bien des prévisions). En Suisse occidentale, il s’est en particulier développé dans les microtechniques, les biotechnologies, le medtech, le IT. Mais pas seulement. La Suisse a progressivement repris conscience de sa puissance et de sa diversité d’innovation. Et surtout du potentiel d’application et de commercialisation sur place. Cet esprit imprègne aujourd’hui l’ensemble de l’économie et des entreprises. Il est important de l’entretenir régulièrement avec de nouvelles initiatives, sans lésiner sur les symboles cérémoniaux ou architecturaux.n

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