lundi 22 septembre 2014 // 14:11

Dernière phase de concentration

vendredi, 15.02.2013

ARNAUD COGNE

American Airlines et US Airways ont officialisé leur fusion hier (Lire page 21). Avant cette grande opération de leadership, le marché aérien américain avait connu les fusions de Delta Airlines et Northwest Airlines (en octobre 2008), de United Airlines et de Continental Airlines (mai 2010) et de Southwest et Airtran (avril 2011).Le cycle de consolidation semble se terminer aux Etats-Unis, mais ce n’est pas encore le cas en Europe. Les estimations les plus audacieuses ne voient que trois majors en fin de processus: Lufthansa), AIG (British + Iberia) Air-France-KLM.

Les dernières fusions et acquisitions marquantes sont celles de KLM par Air France en 2004, Swiss par Luftansa en 2005 et finalement Iberia et British Airways en 2009.

SAS et Alitalia sont apparemment les prochaines compagnies non low cost appelées à disparaitre. Toutes deux dans des situations alarmantes. Alitalia cumule des pertes de 780 millions d’euros sur quatre ans. Les gouvernements norvégien, danois et suédois se retirent progressivement du capital de SAS.

Les difficultés de SAS proviennent principalement de Norwegian, en pleine phase d’expansion. Une acquisition de l’une par l’autre n’est pas à l’ordre du jour, Norwegian cherchant avant tout à laisser mourir SAS pour en reprendre éventuellement certaines activités.

Dans le cas Alitalia, la situation est similaire. Une reprise directe par Air France-KLM est devenue improbable. La compagnie n’a de toute façon plus les ressources nécessaires pour faire cette acquisition dont on parle depuis des années. Le personnel navigant d’Alitalia bénéficie de bien trop d’avantages non négociables pour être repris en l’état. La stratégie adoptée est également d’attendre le grounding. Mais dans ce cas, la concurrence pourrait devenir tout d’un coup redoutable. Alitalia est fortement implanté en Amérique du Sud, destination qui devrait également intéresser Lufthansa.

Ces deux opérations pourraient être réalisées d’ici cinq ans. Il s’agira peut-être des dernières opérations importantes en Europe. L’intérêt lors des quinze dernières années résidait dans la possibilité d’obtenir de nouveaux slots dans les aéroports. Ce n’est plus nécessaire aujourd’hui sur le marché unique.

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