dimanche 23 novembre 2014 // 15:20

Commodities et supercycle

mardi, 12.03.2013

Nicolette de joncaire

Le troisième supercycle économique a démarré en 2000 avec l’avènement d’Internet et l’essor de la Chine. Les crises successives des dot-com, de 2008 et de l’euro ne sont, à l’échelle globale, que des épiphénomènes dont la portée est profondément déformée. Force est de constater que la croissance économique mondiale se maintient au-dessus de 3,5% malgré un alarmisme propre aux Occidentaux, trop enclins à se percevoir comme le centre du monde. Après la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, puis le Japon, c’est au tour de la Chine et de l’Inde de porter la croissance mondiale.

Malgré des zones de fragilité, le rythme de croissance reste soutenu en Asie et en Amérique latine, et le poids des économies hors OCDE devrait atteindre 48% en 2016

(apportant une contribution de 70% à la croissance mondiale). Ce qui signifie que le supercycle des matières premières est loin d’être terminé.  Pour porter la grande transition en cours de l’économie chinoise et l’essor de l’urbanisation indienne - sans compter celui des autres grands pays d’Asie et d’Amérique du Sud - il faudra compter en millions de tonnes de cuivre, de fer et de barils de pétrole. Toutes les matières premières n’offrant pas la même élasticité vis-à-vis des supercycles, le cuivre et le zinc dont l’offre peine déjà à suivre les surtensions, devraient voir leurs prix grimper. De même pour le nickel ou toute autre matière dont le coût marginal de production est en hausse (ce qui inclut le pétrole). En revanche, l’aluminium dont l’offre est plus élastique (et qui souffre déjà de surcapacités), devrait voir ses cours plafonner.

La théorie des supercycles ne convainc pas tout le monde. Au-delà des disputes sur leur durée, leur date de début et celle de leur fin, on l’accuse parfois de vouloir distinguer des tendances objectives dans une masse de données statistiques réarrangées pour les besoins de la démonstration. Leurs causes sont tout aussi débattues: intrinsèques au capitalisme selon leur père, Nikolai Kondratieff, ils ont été associés aux révolutions technologiques par Schumpeter dans les années 1930. Puis à celles des technologies de l’information et de la santé par le biostatisticien Andreas Goldschmidt en 2004. Il reste certain que le gigantesque développement des pays émergents ne se fera pas sans consommation massive de ressources naturelles.n

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