Marc Mayor*
Avant de nous plonger avec délices dans les liens qui unissent les parties de galipettes organisées par des sites cochons à la crise boursière actuelle, une histoire amusante qui tend à démontrer que certains promoteurs douteux ont encore quelque chose à apprendre des politiciens.
En mai 2006, j’affirmais haut et fort que la société minière Crystallex (Amex: KRY, voir graphique), dont l’action valait alors plus de cinq dollars, ne possédait pas la fameuse mine d’or Las Cristinas au Venezuela, que ses directeurs avaient un passé discutable, que ses avoirs se limitaient à quatre millions de dollars, que ses pertes au cours des trois années précédentes s’étaient élevées à 251 millions de dollars mais que, pourtant, sa capitalisation boursière dépassait encore le milliard de dollars; la conclusion sans appel était qu’une vente à découvert s’avérait profitable. |